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FORME INTRA-DIAPHYSAIRE gra
tériologique, furent éclairés par les notions essentielles qu'apportèrent laconnaissance du bacille et l'étude desa biologie. |
. Les lésions cellulaires qui se manifestent au niveau de tout foyer bacillaire des os peuvent être réalisées expérimentalement sur certains d’entre eux. Les petits os longs ne sont pas de ce nombre et on ne pourrait qu'appliquer à l’évolution des lésions dont ils sont le siège, les connaissances acquises au niveau des grands os, par l'observation des phénomènes histologiques qui suivent l’arrivée du bacille, avec ses poisons, dans leurs capillaires.
La personnalité anatomo-pathologique du spina-ventosa commence avec les premières expressions réactionnelles des différents éléments histologiques qui constituent les petitsos. Sur les pièces qui présentent les lésions les plus jeunes de ces os, et dont certaines, apportées par M. Lannelongue, ont été découvertes, avons-nous vu, (p. 63), au cours de la période de latence qui correspond à une phase initiale, plus ou moins longue, de la lésion bacillaire, les follicules se voient déjà dans toute l'étendue diaphysaire.Il semble donc que l’ensemencement soit d'emblée total au moins dans certains cas.
J'ai eu l’occasion d'observer à Berck un enfant qui avait constaté, deux jours seulement auparavant, l'existence d’un gonflement de la première phalange de son auriculaire de la main droite. Voici son observation avec le dessin de la radiographie qui fut faite le jour même.
Obs. 24. — Spina-ventosa d'une phalange, au début.— T... Léon, 13 ans 1/2, à son entrée à Berck, le 10 août 1910. Antécédents héréditaires : Parents bien portants.
Antécédents personnels : Pévre éruptives dans la première enfance, bronchites. Envoyé à Berck pour des adénites cervicales bacillaires, suppurées, dont le début remonte à huit mois.
Etat général excellent, rien de pulmonaire.
Le 5 septembre, en jouant, il constate que la pression exercée sur le 5° doigt de la main droite est douloureuse ; il précise très nettement qu'il n'avait jusqu'à ce moment ressenti ni gène ni douleur au niveau de ce doigt.
a * L : he dés VX LE “het
> EXAMEN CLINIQUE, le 7 septembre.— Augmentation du volume de la
oh première phalange de l’auriculaire droit, dont l'exploration n'est pas . douloureuse. Seule la pression forte provoque une légère douleur.
€ Le diamètre transversal de ce segment digital est de 15 millimètres | pour {1 millimètres sur la mème phalange du côté opposé. Son diamè- ., tre antéro-postérieur est de 15 millimètres pour 15 millimètres à # Le gauche. e
; Ce gonflement est out entier osseux ; les parties molles ont con- = servé, avec leur om normal, toute leur souplesse et leur mobilité.
x. è Les mouvements, sont entièrement respectés, non douloureux. Le ; + Un ganglion sus-épitrochléen dur, mobile, existe
ne + des 2 eûtés, ayant à droite le volume d'un pois. LS f ] Ranrograpmie, Le 7 septembre 1910.
M LUS ; Sur le 1°° phalange du 4° doiet droit (fig. T), occu- ES: paut toute la partie moyenne de la diaphyse, tache REC. claire, surtout accentuée vers la base de celle-ci. Sur D. l'extrémité inférieure, la décalcification semble moins El complète, et il subsiste des petites trainées foncées Pi marbrant la tache claire. Pas de réaction périostique; -#"s une ligne très fine, un peu plus épaisse sur le bord ZX interne de la phalange, forme les limites latérales de =. la tache diaphysaire. L'augmentation des diamètres È de la phalange paraît être d origine osseuse, le dia- “ mètre transversal, àla partie moyenne, est de 8" 1/2 Là pour 6 millimètres du côté gauche.
VS Nr he A la base de la diaphyse, 10 "® 1/2 pour 9 “® 4/2. e à le rediogre- A l'extrémité inférieure de la diaphyse 6 millimètres RL pie, delésions des deux côtés.
Lu - ere Au niveau du point épiphysaire : 10®m 1/2 des deux ns ume te phal Côtes. | Re (Obs. 2%). 1 fois Longueur dia-épiphysaire : 29 millimètres à droite. LB grand. nat, -- 27 — à gauche.
54 Allongement de 2 millimètres du côté malade, % Le X phalange du %° doigt droit paraissait saine à l'examen cli- nique ; : elle présente, sur la radiographie, une tache claire RUE la 4 moitié supérieure de sa diaphyse, Le Largeur à la partie moyenne 35®%1/2à droite. a — — à millimètres à gauche. ; Û Longueur dia-épiphysaire 15æ® 1/2 des deux côtés.
La diaphyse est done prise dans toute son étendue. La réaction périostique n'y est pas encore visible.
He à
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Sur un certain nombre de pièces, dont quelques-unes sont dessinées ici, M. Ménard a constaté un processus d'extension au reste de la diaphyse d’un foyer né, semblait-il, dans l’une de ses extrémités, et plus souvent, peut-être, dans son extrémité munie d’une épiphyse. La région dia-épiphysaire, ou mieux bulbaire du métacarpien ou de la phalange, deviendrait ainsi le lieu de culture initial.
À l'appui des faits anatomiquement rencontrés par M. Ménard, la radiographie fournit parfois des images qui fixent incontestablement un maximum des lésions, au voisinage du cartilage actif. Si l'interprétation de ces images en faveur d’une marche du maximum vers le minimum de ces lésions, n’est pas absolue, du moins peut-on lui accorder une certaine valeur.
Voici l'observation rapportée par M. Ménard, de propagation d’un foyer le long de la moelle d’un petit os chez un jeune garcon de 8 ans. « La 1'* phalange, plus anciennement et plus gravement altérée, est fistuleuse à son evtrémilé supérieure près du nee de conjugaison. Du petit foyer fongueux intra-osseux, origine de la fistule, part un
cylindre étroit et irrégulier d’? infiltration grisâätre et puriforme qui s’avance au milieu de la moelle normale jusqu’à l’épiphyse opposée.
Une coupe de la 2° phalange, quin’est pas fistuleuse, montre le même phénomène à un degré moins avancé. La traînée d'infiltration grise, très bien dessinée, parcourt les deux tiers de l’axe de l'os, à partir du voisinage de l’épiphyse supérieure.
« Sur les deux phalanges, le revêtement extérieur hyperostosique est complet. »
Le foyer qui semble primitif, peut siéger dans l'extrémité postérieure d’un métatarsien, et loin, par conséquent, du cartilage dia-épiphysaire vers lequel se porte l'extension purulente; voici encore la description que M. Ménard donne d'un métatarsien, d’un enfant de 10 ans, qué représente la figure 8.
« Sur une coupe longitudinale, pratiquée aussitôt après (l’ablation), on voit, dans le tissu spongieux de l’extrémité
postérieure de l'os, une petite masse fongueuse communiquant par un orifice de trépanation spontanée avec un abcès de la plante du pied, qui a motivé l'opération. Cette masse, qui semble représenter la partie la plus ancienne du foyer, se continue avec une traînée grisâtre, puriforme, s’avancant au milieu de la moelle jusqu’au voisinage du cartilage de conjugaison de l'extrémité osseuse antérieure. Une couche mince de moelle, d'aspect normal, entoure la culture bacillaire. Dans ce cas, la progression du foyer tuberculeux est saisie sur le fait. Bien que l’altération paraisse d’origine récente, déjà cependant la diaphyse est revêtue complètement d’une couche assez épaisse d’hyperostose. »
La conclusion de M. Ménard est celle qu'il faut adopter en présence de ces faits : ils « montrent, au moins sous l’un de
Fic. 8. — Coupe longitudinale d’un 4° métatarsien d’un enfant de 10 ans, atteint de spina-ventosa. Un foyer siège dans le bloc spongieux postérieur et envoie d’arrière en avant un prolongement dans le canal médullaire,
ses aspects, le mode de diffusion de la culture bacillaire ». Dans ces observations la lésion procède par extension ; elle peut et elle doit souvent marcher rapidement dans cet envahissement de l'os. Je crois cependant que dans les formes types du spina-ventosa, que l’on observe chez les Jeunes enfants, et qui aboutissent à une mortification rapide de tout le
corps diaphysaire,l’ensemencement doit être du premier coup
total et efficace, grâce peut-être à la structure complètement spougieuse des petits os à cet âge. Lorsque s’est développé, au contraire, le canal médullaire, on assiste à la réalisation de foyers locaux dia-épiphysaires qui nese propagent plus. Existe-t-il un type de spina-ventosa intermédiaire à ces deux extrêmes, dans lequel se fait encore l'extension de la lésion des extrémités spongieuses à travers le jeune canal médul-