‹ Des Ostéites Tuberculeuses Des Petits Os Longs De La Main Et Du PiedChapitre 36 sur 88 · TISSU OSSEUX · texte numérisé non relu

TISSU OSSEUX

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laire ? Je le croirais assez volontiers d’après certains aspects que j'ai observés sur des radiographies d’ enfants de5 à 10 ans, et surtout les pièces décrites par M. Ménard, quise rapportent justement à des enfants de cet âge.

Aux expressions histologiques, marquant le début de la lésion bacillaire, succèdent des altérations qui s'étendent aux différents éléments de la pièce métacarpienne, métatarsienne ou phalangienne.

Tissu osseux.— Il est le siège de phénomènes qui'n’ont ici rien de particulier dans leur histologie. Sous l’action des toxines, se réalisent des lésions, diversement distribuées, d’ostéite raréfiante ou condensante, qui représentent au niveau des os, les deux tendances inégales de la bacillose. Les trabécules qui séparent les loges du tissu spongieux sont détruites par le processus tuberculeux, d'autant plus rapidement

F1G. 9. — Spina-ventosa d'une 1e phalange. — Sur la pièce entière, une large trépanation de la gaine ostéo-périostique laisse voir la diaphyse séquestrée. — Sur une coupe longitudinale, on voit un évidement du corps diaphysaire, avec quelques travées osseuses subsistant: Aux extrémités de la diaphyse, deux blocs de tissu spongieux mortifié,

que le tissu est plus jeune: il en résulte unesorte d'évidement de l'os, dont le canal médullaire est agrandi (1); cette destruction est irrégulière ; des travées osseusespeuventèêtre res-

(1) C’est la partie moyenne de la diaphyse qui est d’abord évidée ; il subsiste à ce moment (fig. 9 par exemple), aux deux ar du corps diaphysaire, deux blocs de tissu spongieux souvent séquestrés (fig. 9). — Nous verrons que dans un séquestre total, la ReRte intermédiaire à ses enites est vide de tissu spongieux, plus tôt détruit (/ig. 10).

pectées et devenir même le siège d’ostéite condensante, tandis que les cloisons voisines disparaissent (fig. 9). Parfois la cavité centrale ainsi réalisée se trouve traversée par des débris fibreux que Kiener et Poulet, ont bien décrits et qui viennent de la persistance des fibres conjonctives intraosseuses, dont l'élément calcaire enveloppant a disparu. Ces phénomènes existent à des degrés d'évolution variables, suivant que l’on s'éloigne du centre du foyerbacillaire s’il s'agit d'une lésion circonscrite, la destruction pouvant se faire par extension de proche en proche et disparition de tout le tissu spongieux intra-diaphysaire. L'’os subit ainsi un travail lent de désagrégation. Dans le spina-ventosa type, les lésions sont étendues, avec des aspects différents, selon les points, à toute la pièce osseuse. Cette diffusion des bacilles peut engendrer la mortification de la diaphyse entière.

SÉQUESTRES.— Plus ou moins volumineux, les séquestres sont l'expression de cette mortification, et on les trouve ici particulièrement fréquents.

Fic. 10.— Coupe longitudinale d'un 3° métacarpien entièrement séquestré, dessiné à l'état frais.— 1 fois 1/2 grand. nat.

Je n'insisterai pas sur leur pathogénie; ils sont le fait des toxines, et il n'existerait plus, à l'heure actuelle, aucune raison de les attribuer à des troubles circulatoires, résultant de l’oblitération des capillaires artériels par les néoplasies bacillaires.

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