XIV ‘ INTRODUCTION
le périoste possède les propriétés d'activité qui sont le propre du périoste de la diaphyse, essentiellement différent, au nom même de son origine histogénique, de l'enveloppe périostique des épiphyses, est la condition essentielle de la réalisation du spina-ventosa; nous aurons l'occasion de revenir sur ces points en montrant les caractères de « faux os longs »
qu'il faut reconnaitre aux métacarpiens, aux métatarsiens et
aux phalanges. Le spina-ventosa acquiert ainsi sa juste valeur de forme réactionnelle d'éléments histologiques groupés d'une facon particulière, et l'importance apparaît, que l’on doit accorder, dans la réalisation d'un type clinique, à la physiologie normale des éléments soumis à l’action pathologique par laquelle elle peut être mise en relief.
Les ostéites diaphysaires totales des petits os longs se présentent dans des conditions étiologiques très particulières ; elles appartiennent, mieux que tout autre foyer tuberculeux des os, au syndrome de la serotule, et concourent à l'expression, chez l'enfant, des premiers ensemencements bacillaires. Ce côté de la question de leur pathogénie m'a conduit à des considérations générales que justifient les earactères mèmes de ces multiples lésions locales, procédant suivant des données qui ne sont pas livrées au hasard, et révélant la dissémination des agents infectieux dans l’organisme entier de ces enfants, véritables «ensemencés ». Nulles circonstances ne démontrent plus clairement la valeur d’infection générale de la raison d’être de ces foyers que nous avons gardé coutume d'appeler tuberculoses locales.
On trouvera, au début de l'Anatomie Pathologique, les observations de Parrot, de Lannelongue, de Gætz; elles m'ont paru avoir une valeur, échappant au temps, de documents très précis.
En opposition anatomique avec le spina-ventosa, tuberculose diaphysaire totale, j’ai réuni plusieurs observations de tuberculose des petits os longs, dans lesquelles les lésions, plus où moins complètement localisées au voisinage de la zone dia-épiphysaire, n'offrent plus l'aspect que présentait la forme précédente. Je les ai décrites sous le nom d'ostéites à forme dia-épiphysaire.