DIAGNOSTIC POSITIF DE LA NATURE TUBERCULEUSE
quelques moyens simples de laboratoire, constitueront alors les éléments essentiels pour le diagnostic soit positif, soit différentiel.
Dracxosric POSITIF DE LA NATURE TUBERCULEUSE.
L'importance du syndrome clinique est absolue. Nous avons dit toute la valeur du groupement des foyers tuberculeux en lésions contemporaines. La recherche en est essentelle. La découverte d’un mal de Pott, d’une coxalgie, ou d'une autre localisation, ayant, elle aussi, la valeur d’une signature excellente de tuberculose (1), pourra fixer le diagnosüc. A défaut de ce foyer, l’on recueillera, au cours de l’examen complet, la conviction clinique qu'il s’agit d’un tuberculeux et l’on sera autorisé à conclure logiquement à la nature identique des diverses manifestations, localement exprimées sur ce terrain.
Si parfois le doute subsiste. cela se produit plus particulièrement lorsqu'un ou quelques spina-ventosa sont les seules
lésions tuberculeuses cliniquement apparentes. Cetisolement
du spina-ventosa peut d’ailleurs ne durer qu’un temps; et il n’est pas rare de voir apparaître d’autres manifestations qui
font le diagnostic.
Pour établir la confirmation de l'opinion dictée par les données cliniques, on peut, soit s'assurer que l’enfant réagit à la tuberculine (2), ce qui démontre au moins qu'il est porteur de bacilles (3), soit rechercher l'existence de l'agent spécifique au niveau des lésions. L'examen direct des tissus ou
(1) Je n'ignore pas que l’on-a décrit des manifestations vertébrales F4 coxofémorales de la syphilis,répondant au mal de Pott ou à la PexAlsie Ces observations, encore peu nombreuses, sont intéressantes.
(2) Manroux a trouvé, chez les enfants de 1 à 15 ans: de 1 à 2ans,11°/,,— de 2 à &k ans 12°/,, — de 4 à°7 ans 45 0/,,—de 7 à 15 ans 66°/, de réactions positives; il s'agissait d'enfants cliniquement non tuberculeux (Service de M. Broca).
F. Hameurçrret E. SLaka : Jahrb. f, Kinderh., 1905, p.515.,—J. Lemarre: Th. de Paris, 1908-09.— KE, ARLOING : Prov. méd., 21 ce 1909. — Cu, Manroux et J. LE- MAIRE: Trib, meéd., 1909, P- 551. — Manxroux: Presse méd., 1910, 0 ES P: 10.
(3 ) Cette question semble encore complexe, étant donné le nombre des enfants qui réagissent, et l intensité des réactions.— On sait aussi que la réaction est modifiée par des causes incidentes nombreuses ; la rougeole, par exemple, rend la cuti-
réaction négative (von Pircket),
pe - = ———,
des liquides bacillifères et les ensemencements sont difficiles : l’inoculation au cobaye reste le moyen le meilleur de onnaitre la présence du bacille de Koch. Quand il s'agira de rechercher d’autres agents, on fera toujours, contradictoirement, cette inoculation au cobaye.