INDICATIONS LOCALES AVANT LES ABCÈS
On a également employé des petites planchettes, sur lesquelles le doigt est maintenu, et peut être comprimé par sa face dorsale ; l’attelle s'applique à la face palmaire, et, si l’on veut, à la main, par une portion élargie qui facilite la fixation de l'appareil.
Barbarin (1)a repris la description d'appareils, en plâtre, qui peuventavoirune certaine utilité pourimmobiliser les doigts. On trouvera dans l’article de Barbarin, les indications permettant de construire très simplement ces appareils, qui laissent possible la compression sur la face dorsale des doigts ou de la main. Des appareils en gutta-percha, ont été également recommandés, mais sont d’une réalisation moins facile.
M. Lannelongue insiste sur les excellents effets de l’immobilisation. Barbarin dit que grâce à cette facon de faire, l’acte chirurgical disparaît, à part l’extraction possible d’un séquestre. L’immobilisation ne saurait être accusée d’entraîner des raideurs articulaires ultérieures, car une articulation ne s’ankylose, comme le fait observer le P° Kirmisson, par l’immobilisation, que lorsqu'elle est malade. En outre, la nécessité d'assurer au doigt, dont les pièces squelettiques ont été plus ou moins gravement atteintes par l’acte chirurgical, une sécurité complète, me paraît recommander, d’une façon très nette, l’immobilisaiion après l’intervention et jusqu’à complète guérison, comme le dit M. Lannelongue. Ce sera le meilleur moyen d'éviter, dans une très réelle mesure, les déformations liées à une solidité insuffisante de la tige squelettique ménagée au cours de l’évidement (p. 156, 159).
Compression. — Elle peut s’allier utilement, nous venons de le voir, à l'immobilisation, que l’on emploie la simple gaine de Vigo, la planchette palmaire, ou même la gouttière plà- ‘trée. Elle s'exerce sur la face dorsale du doigt ou de la main.
Ignipuncture. — M. ie P' Kirmission recommande l’ignipuncture profonde, faite à l’aide des pointes dethermocautère, qu'il a fait construire, à cet effet, de petit diamètre et longues.
D’autres procédés sont abandonnés, la tunellisation d'OI-
(1) BarBarin : Traitement du spina-ventosa, La Clinique, Paris, 1906, I, 420-422 5 figures.
lier (1), l'évidement et la cautérisation au thermo (2). Les pointes de feu superficielles sont, parfois encore, employées comme révulsif d’une efficacité aussi problématique que celle de la teinture d’iode en applications cutanées.
Méthode sclérogène. — Elle a été préconisée par Lanrnielongue. Mauclaire (3), l’a décrite dans sa thèse et on trouvera dans cetravail, de même que dans celui de Perlis (4) plusieurs observations se rapportant au spina-ventosa. M. Ménard a lui-même obtenu quelques résultats heureux de cette méthode dans des tuberculoses métatarso-tarsiennes.
Agents physiques. — L'Héliothérapie, la Photothérapie, la Radio-et la Radiumthérapie sont particulièrement intéressantes, lorsqu'il s’agit du traitement des tuberculoses externes. (es moyens d’action apparaissent comme les adju-
-vants possibles des autres modes de traitement, dont nous
disposions (5). Cette question est à l'étude encore.
2° Traitement des abcès non ouverts. — Il peut se faire que. l’immobilisaiion et la compression, même rigoureusement appliquées dès le début des lésions, n'empêchent pas l’apparition d’un abcès. Dans ce cas, il faut éviter le plus possible de laisser cet abcès s'ouvrir spontanément. On le traitera, comme tout abcès froid, par les ponctions suivies ou non d’injections modificatrices, et souvent on obtiendra de cette façon la guérison du foyer;il en sera ainsi, en particulier, dans les formes périostiques, (obs. 22), et dans les cas sans séquestre volumineux.
(1) OLurer : Traité des résections, t. IT, p. 578.
(2) Paocas : Du spina-ventosa, son traitement, Gaz. des h6p., Paris 1892.
(3) MaucLAtRE : Exposé de la méthode sclérogène, p. 141. — Obs. se rapportant à des ostéites des petits os longs traitées ainsi, obs. 19, 21, 22, 93, 24, 25, 926, 27, 72, 182, 133, 134, 135. 4
(4) Perzis : Th. Paris, 1893.
(5) ALLAIRE : loc. cit, — BELLEMANIÈRE : Etude de la photothérapie dans l’adénite et l'arthrite tuberculeuses, thèse de Paris, 1904. — Rrpouz : Héliothérapie dans les affections chirurgicales tuberculeuses, Congr. de la Tub., 1905. — Reparp : Radio-
thérapie dans les tumeurs blanches et dans les tuberculoses osseuses, Congr. de
la Tub., 1905 (hic, obs. d'amélioration de spina-ventosa des phalanges des orteils), — Rozuier : Le traitement de la tuberculose chirurgicale à l'altitude, Congr. de la Tub., 1905. — In. Statistique de la cure d'altitude et d’héliothérapie, Congr. de Physiothérapie, Rome, 1907. — etc.
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