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fondre avec un évidement plus ou moins complet, est passible de la condamnation que l’on doit porter contre toutes les interventions pouvant laisser après elles une solution de continuité d’une pièce osseuse des doigts (1). Nous verrons plus loin les moyens proposés pour remédier aux conséquences d’une telle lésion.
Evidement (p. 101, 106). — Ses indications (2) sont celles de l'acte chiru gical lui-même; ainsi posé il doit être pratiqué suivant des règles précises et absolues. Son principe est en accord avec la nécessité (3) d'arrêter les progrès du foyer qui
menace le doigt d’une des lésions graves que nous avons vues; il est en accord aussi avec la nécessité formelle, de ne pas interrompre la continuité de la pièce squelettique de ce doigt. Or, nous avons dit que l’os lui-même est le plus souvent compromis dans le spina-ventosa; à sa surface s'est formée une coque, d’abord périostique, puis ossifiée, parfois volumineuse, qui, étendue d’une extrémité osseuse à l’autre, joue le rôle de corps diaphysaire, tant que sa solidité est suffisante.
Cette coque, en effet, se trouve envahie pour son compte, de dedans en dehors, par les lésions bacillaires qui ont détruit le tissu osseux; elle fait de l’ostéite raréfiante (p. 93).
L’évidement doit ainsi avoir un double but : ouvrir cette coque et détruire le foyer tuberculeux, en supprimant, le plus complètement possible, les éléments malades, non seulement de l'os lui-même, mais encore de la coque ostéo-périostique qui peut-être envahie; respecter la continuité du squelette.
À cet effet, il comporte, après un curettage minutieux du .
(1) L'extension proposée par Ollier pour lutter contre la rétraction de l'enveloppe périostique, les tractions recommandées par ceux qui ont pratiqué la résection, ne peuvent avoir une réelle efficacité contre la déformation du doigt.
(2) M. MénarD écrit : &« On prévient ces désordres par une intervention, qui devient indiquée dès que la période de réparation se fait attendre plus de trois ou quatre mois après la fistulisation. »
(8) M. MÉNaRp fait encore très justement observer que les conditions anatomiques dans lesquelles se trouve un spina-ventosa arrivé à ce degré des lésions, sont très défavorables pour la réalisation de la guérison spontanée, On se trouve en présence d’une cavité, souvent importante, pleine de fongosités, qui ne peut ss combler par l'activité de ses parois, dont les couches périostiques nouvelles se déposent à la surface extérieure (Tub, infantile extrait, p. 21).