ASPECT AVANT L'INTERVENTION
NOMBRE DE CAS OPÉRÉS EE de la partie malade de l’enfant saus fistule | avee fistules | vigoureux chétif
Opérations .
Sans récidive , Avec 1 — Avec 2 — Avec
Il apparaît de ce tableau, que les cas sans fistule ont donné lieu beaucoup plus rarement à une récidive que les cas fistuleux. Je ne crois pas, cependant, que l’on doive conclure de ces chiffres de Unger à l'intervention avant la période de fistulisation des abcès. Ce qui importe au plus haut point, c’est, d’une part, l’absence de lésion grave (1), et, d'autre part, l’état de nettoyage parfait dans lequel l'acte chirurgical laisse le foyer. La source des récidives se trouve dans les lésions des parties molles et dans la pénétration de la gaine par le processus tuberculeux. C’est contre ces deux points de départ que l’on devra se mettre en garde. Il ne faut pas oublier que si les retouches ne s’adressant qu'aux parois molles du foyer, peuvent être rapidement suivies de cicatrisation, les grattages ont le plus déplorable effet sur l’avenir du doigt. On devra donc s’efforcer d’être, dès la première intervention, complet.
3° Il faut enfin considérer comme de véritables accidents, lesfractures de la tige ostéo-périostiqueetles envahissements articulaires ; ils compromettentle doigt (2) et le mettent dans les conditions où se trouvent les doigts sur lesquels les dégâts sont, le plus souvent, devenus irréparables du fait du degré avancé des lésions.
Plombage des Os et Ostéoplasties. — Le plombage peut s'associer à l’évidement que nous venons de décrire; les ostéoplasties apparaissent comme des opérations que l’on pourra opposer aux dégâts considérables, comme un dernier espoir avant l'intervention radicale qui doit être l'extrême ressource.
Plombage. — Il a pour but proposé de combler une cavité pratiquée dans une pièce osseuse; on lui a accordé un Action d’excitation sur l’activité du périoste, et même du
(1) 11 est bien évident que Je n’envisage ici que le cas où l’on assiste à l'évolu tion du spina-ventosa: si l’on se trouve en présence de lésions graves, il n'y aura plus lieu de s'adresser à l’évidement, p. 275.
(2) Les observations dans lesquelles est notée une désarticulation d’un doigt, établissent la cause de cette désarticulation, due, dans la très grande majorité des cas, à un envahissement articulaire, :