‹ Des Ostéo-Arthrites longitudinales du GenouChapitre 12 sur 19 · DO · texte numérisé non relu

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fois la guérison reconnue, de ne pas aller trop vite et de prolonger l’immobilisation plutôt que de délivrer prématurément le membre de son appareil. On devra s'assurer avant d'autoriser la marche ou les mouvements de la jointure que les fongosités ont disparu. A leur place, on rencontrera d'abordune induration sèche, un empâtement consistant, difficile parfois à reconnaître, dans les culs-de-sac ou sur le trajet de la synoviale; plus tard l'induration disparaîtra etla synoviale reprendra ses caractères cellulaires. En aucun endroit l'exploration des os, de chaque épiphyse en particulier, minutieusement faite, par une pression méthodiquement exercée point par point sur tous les points, ne devra révéler de sensibilité pas plus auxattaches ligamenteuses qu'ailleurs.

Ilest un principe absolu, sur lequel on ne saurait jamais trop s’appesantir : c’est celui de ne provoquer aucun mouvement dans la jointure. L’articulation retrouvera après le traitement les mouvements qu’elle avait au moment où on l’a appliqué, et il arrivera souvent encore qu'en laissant la fonction articulaire s'exécuter naturellement selon les besoins du membre, les mouvements acquerront plus d'amplitude, peu à peu, par l'usage du temps.

Il est absolument indiqué de faire le massage des muscles, et des frictions cutanées pendant le traitement, bien avantque le malade ait retrouvé la liberté de sa jointure.

On pratique le massage des muscles au-dessus et au-dessous de l'articulation Sans jamais toucher à

l'articulation elle-même, soit pour la masser soit pour lui faire faire un mouvement quelconque. On peut anssi avoir recours à l’électrisation.

Le pronostic des ostéo-arthrites tuberculeuses: du genou est actuellement beaucoup moins grave qu’'autrefois et la guérison en est obtenue dans la très grande majorité des cas, surtout chez les enfants et les adolescents. Mais la cure n’a pas toujours lieu sans l'apparition de complications fâcheuses qui peuvent la retarder beaucoup ; d’autre part, on ne l’obtient guère avec l'intégrité des mouvements, et parfois il persiste des déformations de la jointure tels qu'un certain degré plus ou moins grand de flexion et même une subluxation de la jambe en dehors, ou encore un léger degré de rotation de la jambe de dedans en dehors.

Ces diverses complications proviennent souvent de ce que les sujets ont été longtemps sans suivre aucun traitement, qu'ils ont continué à marcher, ou de ce que limmobilisation n’a pas été faite assez longtemps ou d'une manière suivie. On a cru les sujets guéris alors qu'ils ne l'étaient pas encore, et on les a laissés se lever, marcher beaucoup trop tôt.

I y a donc un intérêt à chercher à guérir dans un temps relativement plus court tout en surveillant le malade de manière à ce que la guérison soit bien assurée.

Un point essentiel sur lequel on ne saurait trop insister est d'intervenir dans les phases initiales de la maladie. On devra par suite chercher à faire le

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