OT
qui disparaîtront avec le temps par le travail de restauration des parties.
Tandis, au contraire, que si on laisse la jointure libre et des mouvements se produire, la virulence des bacilles peut être réveillée et une poussée nouvelle se produira. C'est pour cela que M. Lannelongue conseille de savoir attendre plusieurs mois pour obtenir une guérison mieux assurée.
Quand on y sera parvenu on permettra la marche quelques instants par jour, d’abord avec des béquilles, puis après des essais répétés, on autorisera peu à peu les mouvements jusqu’à leur retour à l'état normal.
Il faut toujours compter une période d'observation du malade à la suite de ces essais d’au moins un mois, pour oser dire que la guérison est certaine. Et on devra suivre le malade pendant plusieurs mois pour être sûr qu'il n’y a pas de récidive.
Il va de soi qu'on aura procédé à un examen de l'articulation, point par point, portant sur les parties molles et les os et qu'on n'y trouvera ni douleur, ni gonflement synovial, ni trace d’induration.
Quant aux mouvements ils seront au moins ce qu'ils étaient au moment où le traitement a été appliqué. La méthode ne les diminue en rien ; on ne saurait promettre qu'ils augmenteront dans la suite quoique cela ait été observé nombre de fois dans la méthode sciérogène pure.
A partir du second mois du traitement il est absolument recommandé de faire le massage des muscles et des frictions sur le membre pour en accroître
la vitalité. On pourra également procéder à l’électrisation des muscles atrophiés autant que le permettra l’appareil dans lequel se trouve le membre et dont il ne faut pas le retirer.
Durant ce traitement complémentaire il sera interdit de masser l'articulation du genou et de lui faire exécuter un mouvement quelconque.
L'immobilisation absolue est nécessaire.