CHAPITRE ON
Du traitement. — Historique.
Si nous faisons un chapitre spécial du traitement des tumeurs blanches en dehors de la méthode sclérogène, cest que nous la croyons utile au point de vue historique. En rappelant ce que l'on faisait, il y a encore quelques années, en examinant les résultats obtenus et en les comparant avec ceux que donne le nouveau traitement que nous préconisons, on pourra se faire une forte idée de l'excellence de la nouvelle méthode, se rendre compte de l'importance thérapeutique et des services rendus par le mode de traitement institué par M. le professeur Lannelongue.
Nous ne parlerons que pour mémoire du traitement général extrêmement utile et qui a pour but de refaire une constitution tantôt simplement affaiblie, tantôt atteinte par la diathèse tuberculeuse ; il vient puissamment en aide aux méthodes quelles qu'elles soient qu'on applique localement. Les condi-
tions hygiéniques dans lesquelles doivent être placés les malades, de même que les médicaments à administrer pour atteindre ce but sont du ressort de la médecine. À côté de l’aération, du choix d'un climat, d’une alimentation surabondante et choisie, nous rappellerons que l'on retire un très grand profit de l'huile de foie de morue, de la glycérine iodée, des préparations ferrugineuses et, dans certains cas, de l’iodure de potassium et des glycéro-phosphates.
Le traitement local a beaucoup varié suivant les époques.
I n'y à pas à remonter au-delà de la seconde moitié du siècle dernier. Les tumeurs blanches étaient jusqu’à cette époque l’objet de méthodes opératoires usuelles qui sont devenues la grande exception aujourd'hui. L'amputation chez les adultes et souvent chez les enfants était fréquemment employée, et si elles avaient pour résultat une guérison des sujets dans la proportion où on obtenait la guérison de ces opérations, elles jettent dans la vie un sujet mutilé, incomplet.
Dans beaucoup de cas les malades mouraient lentement de complications pulmonaires ou. au contraire, guérissaient peut-on dire spontanément en donnant le spectacle de déformations articulaires, de membres entrès mauvaise attitude de sujets impotents en un
mot.
Dans d’autres circonstances les tumeurs blanches étaient l’objet de méthodes de traitement que nous allons passer très sommairement en revue, uniquement pour montrer leurs rapprochements et leurs