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OBSERVATION XVI

Hernie de l'ovaire gauche-, étranglement; extirpation. — Mort le dix-huitième jour, de

péritonite.

Une l'erame de 39 ans entre dans le service deM. Dittel, à l’hôpital de Vienne, avec tous les signes d’une hernie étranglée. Cette hernie, située du côté gauche, datait de treize ans : pendant les onze premières années, elle rentrait d’ordinaire

1 Le fait de Parker (Gaz. hebd., 1855, pag. 358) concerne une hernie crurale, mais j'ai vu utilité aie rapprocher des précédents.

facilement ; mais depuis deux ans, la réduction était plus difficile. La tumeur augmentait de volume et devenait douloureuse aux époques menstruelles.

A son entrée à 1 hôpital, cette tumeur avait 13 à 14 centimètres de long sur 8 centimètres de large. Elle sortait par l’anneau inguinal, descendait dans la grande lèvre, et se prolongeait en haut par un cordon dur dans la cavité abdominale. Sa surface paraissait uniforme ; mais sous l'action d’une pression un peu forte, ellese laissait divisèrent deux parties quiontété prises, l’une pour l’intestin, l'autre pour l’épiploon.

L’opération a eu lieu deux jours après.

Le sac, très-épais, adhérait à son contenu, surtout en arrière. Après l'avoir incisé et détaché des adhérences, la réduction étant encore impossible, on a fendu la paroi antérieure du canal inguinal, et l'on a alors reconnu que la partie inférieure de la tumeur était constituée par la trompe portant à son extrémité ovarique un kyste gros comme un œuf de poule; la partie supérieure était formée par l'ovaire, qui était lui-même le siège de quatre kystes d’égal volume. Ces différentes parties de la tumeur étaient enflammées. L’utérus se trouvait immédiatement en arrière de l’anneau inguinal interne.

Le pédicule lié, ou a extirpé la tumeur.

La malade est morte le dix-huitième jour, de péritonite, après avoir présenté des accidents phlegmoneux du côté de la cuisse et de la paroi abdominale. (Englisch; Société de médecine de Vienne. Gaz. méd ., 1868, pag. 388.)

L’intéressante observation publiée par Warren, sons le titre de Cancer encéphaldide présumé du testicule , est un exemple à insérer à côté du précédent. En dépit du titre qu’elle porte, de l’allure masculine du sujet, ce n’étnit point la un testicule, mais bien un ovaire déplacé et un sujet complètement féminin, avec atrésie du vagin , développement anormal du clitoris, hernie labiale droite, dont le contenu était formé par l’ovaire ayant subi une dégénérescence cancéreuse. Quant au dénoûment fatal survenu sur cet hermaphrodite féminin, il ne dépend pas uniquement des noyaux cancéreux constatés dans les poumons, mais bien plutôt de la péritonite consécutive à l’opération.

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