‹ Des Pactes Adjoints et des Contrats InnommésChapitre 25 sur 76 · RL · texte numérisé non relu

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parle de tradition : « Postquam hœc /raditio ista fuerit facta, heres illius nullam de prædictis rebus valeat facere repetitionem. » C’est une fois la donation exécutée par la Tradition qu'il n’est plus permis d’y toucher.

Les auteurs coutumiers Anglo-Normands exigent aussi la tradition et en font une condition de la validité des donations. La donation, dit Glanville, dans un passage déjà cité (L. VIT, Ch. 1.), quand elle n’a pas été suivie d’une tradition pendant la vie du donateur «intelligitur potius esse nuda promissio quam aliqua vera promissio vel donaltio. » Bracton, qui écrivait aussi au x siècle, exige, outre l’ensaisinnement public du donataire, que le donateur délaisse ensuite complètement l'héritage donnéfcorpore et animo, dit-l), au donataire qui doit lui-même prendre possession animo et corpore. Et il ajoute un peu plus loin « Potest donator ante traditionem mutare voluntatem, quum 2mperfectla sit donatio et possessionem retinere corpore et animo. » Qu'est-ce à dire, sinon que la Tradition est considérée comme la condition même de l'existence de la donation à laquelle elle communique l'efficacité et la vie.

C’est, d’autre part, un fait remarquable que le soin et l’insistance avec lesquels ces auteurs, Bracton surtout, exigent la tradition comme condition de la donation et en déterminent exactement les qualités : il faut qu'elle porte en elle-même la preuve indéniable et comme le cachet de l'esprit de Zibéralité du donateur; elle doit être faite corpore sans doute, mais aussi et nécessairement animo. C’est pour être bien assurés de la sincérité du donateur qu'ils exigent cette sincérité manifeste de la Tradition. Ces passages nous semblent venir à l'appui des idées que nous avons émises plus haut sur les causes de l'exigence de la tradition par nos anciens auteurs.

Ün autre Jurisconsulte Anglo-Normand, Britton, qui

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