‹ Des pansements simples dans quelques maladies communes de la peauChapitre 8 sur 23 · LATE · texte numérisé non relu

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plus ou moins vite par un processus d’eczématisation d'intensité variable.

Tantôt la dermatose est le produit d'une irritation qui ne tardera pas à suivre immédiatement l’action passagère de liquides remarquablement nocifs ; parfois ces liquides, sans avoir rien de particulièrementirrilant suffisent pourtant à déterminer chez des individus prédisposés des accidents intenses, et dont l’acuité même ne peut s’expliquer par une idiosyncrasie spéciale.

ILest assez fréquent de rencontrer tels ou tels opérateurs qui ne peuvent supporter à quelque titre que ce soit un antiseptique banal et d’un usage fréquent bien toléré par la grande majorité des chirurgiens.

D’autres fois au contraire, il a fallu que l’action des produits employés s'exerce d’une façon prolongée, pour que la dermite apparaisse progressivement.

Enfin, avons-nous dit, l’état général joue souvent un rôle capital dans la détermination de ces dermatoses.

Une blanchisseuse par exemple s’est servi longtemps de lessives riches en sels de potasse ou de soude, sans en éprouver rien de fâcheux, quand à la suite de surmenage, à l'occasion de ses règles ou d’une maladie intercurrente, qui peut faire fléchir son état général, elle présentera brusquement au niveau de ses avant-bras des localisations eczémateuses dont elle avait pu être indemne jusqu'à ce jour.

Telles sont les diverses conditions qui peuvent amener ou favoriser la production de ces dermites artificielles.

Nous avons dit que la classe des dermites par irritants chimiques était la plus fournie : il nous suffira en effet d’é-

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numérer quelques professions où on les rencontre pour donner une idée de leur fréquence.

Dermites des laveuses, blanchisseuses.

Plongeurs de vaisselle.

Garçons marchands de vin.

Teinturiers.

Gale des épiciers, maçons, cimentiers.

Boulangers.

Dévideurs de cocons.

Varouleurs de lin.

Mal des confiseurs, etc., etc.

Rentrent encore dans cette classe les malades qui font usage d’antiseptiques ou de médicaments dont l’action est mal supportée, sublimé, phénol,acides, minéraux, la térébenthine, l’arnica, l’eau sédative, et enfin, bien que ce ne soit pas un médicament, les teintures pour les cheveux et la barbe.

Les irritants mécaniques. — Il est enfin toute une classe de dermites dans lesquelles l’eczématisation a résulté de traumalismes divers, frottements, grattage. piqûres d'insectes (épizoaires, acariens, etc.), les lésions de grattage à leur tour par la brèche qu'elles font dans le revêtement corné permettent et favorisent la pullulation microbienne, facteur de première importance dans l’évolution des dermites eczématiformes.

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