‹ Des Paralysies PneumoniquesChapitre 15 sur 28 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Les paralysies que nous venons d'étudier diffèrent complètement de celles que nous avons maintenant à passer en revue. Il nous reste à faire voir qu'il peut se montrer à la fin ou pendant la convalescence d'une pneumonie des troubles paralytiques caractérisés essentiellement par leur diffusion, leur prédominance aux membres inférieurs et dans la grande majorité des cas par leur curabilité. Rien donc qui permette de les rapprocher des paralysies de la période d’état : autant les premières sont brusques dans leur apparition, limitées le plus souvent à une moitié du corps, autant elles affectent le type d’une maladie cérébrale, autant celles-ci sont lentes dans leur apparition, généralisées à la plus grande partie du corps, autant elles éveillent l’idée d’une maladie de la moëlle ou d’une affection du système nerveux périphérique.

Leur existence même a été bien vivement discutée. Bergeron, Dechambre, Grisolle, Landouzy, prennent tous plus où moins parti contre elles: nous verrons que ces objections ne sont peut être pas irréfutables : nous rapportons au cours et à la fin de ce travail (1) dix neuf observations de paralysies de la convalescence dont une qui nous est personnelle: c’est assez, croyons-nous, pour permettre de les étudier et de les reconnaître comme un accident, rare évidemment, mais possible à la suite de la pneumonie. Cette discussion sur l'existence réelle des paralysies pneumoniques, sur leur

(4) Obs. xr, observ. XXXIX à LvI.

HO nature et leur signification vraie au point de vue de la pathologie générale trouvera mieux sa place après une description de ces paralysies. Il vaut mieux d’abord faire voir comment les choses se sont passées dans les cas dont nous avons pu prendre connaissance — et ce sont les seuls, à notre avis, qui aient été publiés (1) — nous verrons ensuite quelle interprétation il convient de leur donner.

(1) Grisozze, Brown Srouarn, Leynen, OLuivier (cité par Lanvouzx) ont chacun observé un cas de paralysie post-pneumonique.

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