‹ Des Paralysies Post-AnesthésiquesChapitre 14 sur 23 · MORET · texte numérisé non relu

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disposés, — nécessairement, — par l’artério-sclérose, par telles autres lésions cardio-vasculaires.

Expérimentalement, Carle et Mosso ont étudié les modifications qui surviennent dans la dynamique circulatoire sous l'influence de l'administration des anesthésiques. Ils ont montré que celle-ci détermine, au début de l’anesthésie, une kyperémie veineuse, accompagnée d’une diminution du tonus vasculaire, qui favorise le ralentissement de la circulation, par suite la congestion vasculaire. La période d’excitation sera donc la période dangereuse pour les artério-scléreux, période de congestion de l’encéphale, congestion pouvant aller, rien n’est plus admissible, jusqu’à la rupture vasculaire et à l’hémorrhagie.

Une autopsie de Büdinger, d’ailleurs, démontre clairement ce processus.

Des conditions mécaniques s'ajoutent à cette cause physiologique, pour favoriser cette congestion encéphalique pendant la période d’excitation : ce sont les efforts, les cris, les vomissements répétés qui appartiennent à celte période, et sous l'influence seule desquels une hémorrhagie ou une embolie se pourrait produire en dehors de toute narcose.

Certaines positions que l’on fait prendre aux opérées accusent encore la congestion : telle la position de Trendelenburg, sur Le plan incliné, dont les dangers ne sont pas douteux dans certains cas.

Quoi qu'il en soit de leur pathogénie, ces paralysies par lésions de l’axe cérébro-spinal sont des plus fréquentes parmi celles dont il est question ici; Büdinger et Krümm, même, admettent sans contestation que Le plus grand

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nombre des paralysies post-chloroformiques d’origine centrale doivent être mises sur le compte de foyers hémorrhagiques, de foyers de ramollissement dus ou non à des embolies.

2° L'HYSTÉRIE peut être une deuxième cause de ces paralysies qu'on observe après les opérations. L’anesthésie est un agent provocateur d'une manifestation accidentelle de la névrose, au même titre que les émotions violentes, etsurtout que le traumatisme. Les faits d'hystéro-traumatisme sont maintenant bien connus, et le traumatisme serait ici d'autant plus assimilable à la narcose qu'il produit le plus souvent des troubles de même ordre : des paralysies avec anesthésies. Mais, à vrai dire, dans les conditions où se sont produites nos paralysies post-anesthésiques, il se trouve qu’au moment où on l’endort pour l’opérer, l’hystérique se touve sous le coup d’une émotion morale, qu'on la chloroformise ensuite, qu’elle subit enfin un traumatisme opératoire. Un de ces agents a-t-il agi à l'exclusion des autres ? Si non, quel est le rôle respectif de chacun ? Le chloroforme même y est-il pour quelque chose ? Problème insoluble. Des hystériques que l’on endort pour les opérer se réveillent paralysées sans cause apparente nette: voilà le fait qui, seul, demeure. + 3° PARALYSIES DE CAUSE INCONNUE. — Nous avons enfin des exemples de paralysies après narcose, dans lesquels l'opéré se trouvait en dehors de toutes ces conditions pathogéniques : artério-sclérose ou névrose. Nous arrivons donc à nous demander si l’anesthésique peut à lui seul amener dans le système nerveux des désordres se manifestant par des paralysies, s’il n’est pas capable d'agir

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