EN GENERAL
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correspoiidanle de l'exciLahilité faradique; quant à Texcitabililé galvanique, ses mudificatioiis sont les môracs que celles de la réaction de dégénérescence complète. £nlîn, avec les courants continus, de même qu'avec les courants induits, on peut observer des cas dans lesquels la contractilité électrique est fortement altérée, alors que la contractilité volontaire est intacte.
Los résultats que nous venons d'énumérer ont une valeur diagnostique incontestable, mais il ne faudrait pas croire à leur constance absolue, comme à un dogme. Ce serait une erreur, qu'on est d'ailleurs assez disposé à commettre, lorsqu'on a reconnu une fois l'exactitude de la formule, La réaction de dégénérescence peut en eiïet manquer dans beaucoup de cas de paralysies périphériques (toxiques ou autres). L'emploi du courant galvanique ne révèle alors qu'une simple diminution de l'excitabilité, sans que la formule soit renversée.
Quand les paralysies compliquées d'atrophie musculaire durent un certain temps, l'antagonisme actif des muscles non paralysés produit des attitudes vicieuses permanentes, La plus commune est celle du pied-bot. Mais tandis que dans l'immense majorité des cas, le redressement s'eiïectuB sans difficulté au moment où les muscles récupèrent leurs fonctions, il est cependant telles circonstances où la mauvaise attitude persiste, parce que des adhérences se sont formées entre les tendons et leurs gaines. Dès lors la guérison ne peut plus Être obtenue que par l'intervention chirurgicale .
Nous avons dit que des troubles variés de la sensibilité précédaient l'apparition des paralysies. Tantôt ce sont des perversions scnsitives et même sensorielles (engourdissements, picotements, brûlures), ou bien c'est de l'hyperesthésie simple. Nous renonçons à énumérer ici tous ces inomènes. Il nous suffira do dire que leur siège corrcs-
DES PARALYSES TOXIQUES
Troubles trophiqnes.
Sclérodermie.
Lésions
anatomiques.
Myopathie.
pond, en général, à la distribution topographique de la paralysie musculaire; que, le plus souvent, l'exagération de la sensibilité et les phénomènes douloureux appartiennent à la première phase, et Tanesthésie à la deuxième phase de la paralysie; enfin que tous ces désordres persistent encore quelque temps après la disparition de l'impuissance musculaire, comme ils étaient apparus avant elle. Outre les troubles de la sensibilité générale, nous signalerons d'autres altérations des fonctions sensitives, plus ou moins éloignées et indépendantes de la localisation paralytique : la perte du sens musculaire, Tamblyopie due à un scotome, l'impossibilité de se tenir debout les yeux fermés (signe do Romberg, etc.). Enfin nous insisterons sur les perversions intellectuelles et morales qu'on observe chez les alcooliques, et qui sont des éléments de diagnostic de première valeur.
Des lésions trophiques se produisent encore assez souvent, comme pour affirmer la névrite périphérique, sur la surface cutanée correspondant à la paralysie. On a signalé d'abord cette sorte de sclérodermie périphérique difi'use (Glossy-skin de Weir Mitchell), qui n'appartient en propre à aucune maladie, ainsi que des éruptions purpuriques, ou des herpès sous forme de zonas des membres, enfin des modifications de forme et de structure des ongles. Les extrémités paralysées sont presque toujours empâtées , œdémateuses, violacées, surtout du côté des tendons extenseurs, dont les gaines synoviales sont sujettes à s'enflammer.
Quand l'occasion se présente d'autopsier un sujet mort pendant la période d'état d'une paralysie périphérique d'origine toxique, on est sûr de rencontrer toujours des altérations musculaires et nerveuses. Les altérations musculaires, très bien étudiées par MM. Charcot et Gombault, se présentent sous trois aspects différents. Les unes ne consis-
PAR NEVRITES PKRI PH ERIQUES EN GENERAL. i!t
l-leiit que dans un amincissement simple avec conservation
es muscles et de leur coloration rouge, de leur souplesse el
6 leur consistance. D'autres sont caraclérisées par la teinte
jaune, feuille morte, de certains muscles. Ceux-ci, tout à
fait décolorés et comparables à la chair de poisson, n ont
Lsubi une diminution de volume considérable, et ne diffèrent,
en rien d'essentiel, des muscles de l'atrophie progressive à
lleur période ultime de destruction », Les dernifercs lésions
■«ni un aspect toutparticulîer " qu'on ne saurait mieux com-
K^arer qu'à celui de la chair de jambon fumé » . Les muscles
lont augmenti: de volume ; leur coloration est rouge brun,
I ils sont d'une dureté ligneuse ; u ils possèdent une telle rigi-
idité qu'un muscle long, détaché de ses insertions et saisi
l-par une de ses o.xtrémités, peut être tenu horizontal sans
■avoir presque aucune tendance à s'incurver. La surface de
fia coiipe est sî;clie, luisante, parcourue par un réseau de
l'irabécules grisâtres assez épaisses, séparant les unes des
liautres les faisceaux secondaires » . Ceux-ci eux-mêmes sont
I volumineux. MM. CharcototCombaultfontremarquer qu'on
F peut rencontrer sur un même muscle un mélange de ces
I trois états. Cette description, qui vise surtout l'atrophie
I musculaire de la paralysie saturnine chronique, a été com-
Iplétée par une étude histologique, de laquelle il résulte que
1 cette dernière forme représente un stade intermédiaire entre
I l'amaigrissement simple de la première espèce et l'atrophie
I presque complète correspondant à la deuxième. Quant au
processus en question, il paraît légitime d'admettre qu'il
consislo en une prolifération interstitielle, tandis que les
I éléments propres de la substance contractile dégénèrent et
s'atrophient.
Pour ce qui est des lésions nerveuses, elle-s août carac- [ térisées par des foyers de névrite disséminés, dont le maxi- I mum d'intensité se trouve tantôt sur les branches intramusculaires, tantôtsurlos dernièresramificatîons cutanées.
Bien plus, il est assez commun de découvrir de véritables foyers de ramollissement ou de sclérose des gros troncs nerveux, du radial par exemple et même du sciatique, pourvu qu'on se donne la peine de disséquer le nerf dans toute sa longueur, comme Tout faitLancereaux d'abord, Leudet ensui te. Mais nous ne voulons insister ici que sur la difficulté de la recherche de ces lésions et en particulier sur l'impossibilité qu'il y a quelquefois à reconnaître la névrite à Tœil nu. Eu effet, sur des fragments isolés des nerfs, le microscope seul permet de faire le diagnostic anatomique. Encore faut-il avoir pris toutes les précautions nécessaires pour que les troncs ou les ramuscules nerveux n'aient subi aucune modification cadavérique, qui rende inapplicables les procédés techniques de coloration ou de dissociation. Nous verrons encore, en étudiant quelques-uns des principaux types des paralysies toxiques, que certaines lésions cérébro-spinales peuvent coexister avec les névrites périphériques multiples, sans paraître exercer sur elles aucune influence. Tel était le cas d'un malade atteint de paralysie radiale saturnine, et à Tautopsie duquel on trouva une hémorragie ventriculaire.
Le pronostic des paralysies toxiques est favorable en général. On verra par la suite que cette règle souffre peu d'exceptions.