‹ Des paralysies toxiquesChapitre 5 sur 26 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

saturnine. Celles-ci sont plus durables; elles ont une préférence marquée pour des groupes musculaires déterminés à Tavance. Leurs réactions électriques sont en quelque sorte spécifiques. Si quelques troubles de la sensibilité se joignent à elles, ils observent presque toujours la même localisation. Malgré leur intensité, elles guérissent presque sans exception. Enfin, si, par le fait d'une maladie intercurrente, la mort survient au moment de leur période d'état, on découvre dans les centres nerveux des altérations inconstantes, et dans les nerfs périphériques des lésions constantes. Ce dernier fait, mieux que tout autre, caractérise les paralysies toxiques; si bien que dans le langage ordinaire, lorsqu'on parle de paralysies toxiques, c'est presque toujours à celles qui reconnaissent une origine périphérique qu'on veut faire allusion. Pour parler net, s'il y a aujourd'hui une question des paralysies toxiques, c'est parce qu'il y a une question des névrites périphériques. Nous verrons que ces névrites (saturnine, alcoolique, arsenicale, etc.) se reconnaissent à des lésions microscopiques, on ne peut plus intéressantes, tout à fait nouvelles, et seules capables d'éclairer la pathogénie des symptômes.

L'étiologie ne nous arrêtera pas longtemps. L'influence qui préside à l'apparition des accidents nerveux dans les intoxications nous échappe. Dire qu'un ouvrier

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