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AMOUR PATERNEL

Comme l'amour maternel, dont nous avons traité, l'amour paternel est un sentiment instinctif et profond que Dieu a gravé dans le cœur humain pour la conservation de l'espèce. Pur instinct chez la brute, il est , chez l'homme , éclairé par l'intelligence.

Il est impossible de se soustraire à son influence. C'est l'effort irrésistible de la vie contre l'anéantissement. 11 est en puissance, et comme désir, dans le cœur de ceux qui n'ont pas de progéniture. De tous les penchants, c'est un des plus difficiles à comprimer, à étouffer.

Quand l'homme avance en âge , que le cours du temps jette ses années en arrière, il sent le besoin de transmettre sa vie 7 de se succéder en quelque sorte dans une postérité. La perspective affreuse de vivre et de mourir seul effraie sa peu I)éj;i sa mère et son père sont couchés dans la tombe. Les liens les plus chers de la famille ont été successivement brisés. L'existence de tous ses ancêtre- se résume en lui seul

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il semble que leur sang fasse effort dans ses veines, et que ee passé demande un avenir.

A son lit de mort, [l'homme sans enfants a des regrets immenses; il finit dans un isolement affreux. Sa vie tout entière s'éteint péniblement, car l'amour paternel, qui n'a point eu d'objet, devient le supplice de ses derniers instants.

L'existence, comme nous l'avons dit, c'est une dette à payer, c'est une flamme qui ne veut pas s'éteindre; toujours elle tend à se propager ; elle pousse en avant les créatures , comme un fleuve que rien ne peut arrêter. Les générations meurent , et sans cesse de nouvelles s'élancent dans l'avenir. C'est pour lui que la nature travaille; elle oublie et dédaigne le passé, jette au vent ses plus beaux ouvrages , vaine et froide poussière, et le présent lui-même ne reçoit ses soins que dans l'intérêt des temps futurs.

On dirait que la nature et l'esprit humain se ressemblent sous ce rapport ; l'un comme l'autre , ils ne peuvent s'arrêter un instant pour trouver la stabilité. La nature dévore les êtres vivants, l'esprit humain, des chimères et des espérances. Tous deux se hâtent de produire, et rien ne dure de ce qu'ils produisent. Cette instabilité, ou plutôt cette tendance vers l'avenir, est une des lois principales imposées à la création : la matière la subit, pour que son néant et son impuissance demeurent constants aux yeux de tous, car son travail est stérile pour l'éternité; l'ame humaine y est soumise, parce qu'une voix l'appelle au delà des temps, et que le bonheur dans le sein de Dieu doit être sa récompense.

Tout ce qui existe obéit a cette loi , qui n'est que l'amour en action. L'amour paternel est une de ses plus puissantes expressions.L'homme est orgueilleux et fier de sa progéniture, il aime à se considérer comme la source d'existences , qui porteront dans les siècles son nom , son sang, et y attesteront sa puissance. Le père aime mieux ses enfants dans l'avenir que dans

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le présent. Pour eux, il travaille , il muasse, il espère, il désire. Son bonheur esl de 1rs voir dans le monde, souches fécondes île rejetons qui propagent sa race, et soient pour elles une garantie de durée.

Le père et la mère représentent deux intérêts complètement opposés, et l'amour qu'ils ont pour leurs entants diffère en raison de cette opposition. Les fonctions qui leur sont départies, dans l'ordre naturel , sont d'accord avec ce double intérêt, et expliquent physiologiquement la différence de leur amour.

Le père ne prend part que d'une manière extérieure à la procréation de l'enfant. Quand il a posé hors de lui le principe de la vie , il reste étranger au travail que la puissance divine opère dans le sein de la femme. Cette existence , qui se développe , est une manifestation de sa puissance, une émanation de son être, mais n'a rien qui lui soit absolument intime.

La mère donne à l'enfant sa propre substance : elle ne fait qu'un corps avec lui, le même sang coule dans leurs veines, la même vie les fait vivre. Ce sont deux existences fondues dans une seule. C'est elle qui sent ces tressaillements intérieurs, ces émotions pénétrantes qui établissent entre elle et le fruit de son sein des liens impérissables de sympathie et de tendresse. Quand son enfant vient au monde, et que les déchirements de l'enfantement l'ont séparé d'elle, elle le voit toujours comme une partie d'elle-même. Les soins qu'elle lui donne sont incessants et directs. C'est de son lait qu'elle le nourrit. Elle voudrait en quelque sorte l'absorber tout entier et ne s'en séparer jamais.

La mère est chargée de l'intérêt du présent , le père de celui de l'avenir.

L'homme est fier de son fils, la femme en est amoureuse ; le père protège et la mère caresse -. il veut voir grandir son (ils pour l'établir et lui donner une compagne, la mère voudrait le garder près d'elle. Le père tourne les yeux de l'enfant \ n s

le monde et l'avenir , la mère cherche à le ramener a soi et ne lui souhaite d'autre bonheur que son amour et ses baisers.

L'amour paternel est plus réfléchi, plus calme ; celui de la mère est plus tendre. Ce que l'autorité paternelle a de sévère et de rude est corrigé par la douceur de l'affection maternelle, et les écarts de cette dernière sont rectifiés à leur tour par la raison du chef de la famille.

L'action du père sur l'enfant est beaucoup moins immédiate que celle de la mère; c'est en quelque sorte de loin qu'il veille sur lui et le rend participant de ses bienfaits. Ses occupations, le soin de ses affaires, ses projets , ses relations, ses travaux, tout l'éloigné du foyer domestique. C'est à lui que sont dus la prospérité , le bonheur de la famille ; mais c'est à la mère qu'est confié le soin d'entrer chaque jour dans le détail des besoins. Avant de savoir que c'est au prix des sueurs de son père qu'il existe, l'enfant reçoit tout de sa mère et ne voit qu'elle; elle est l'unique providence qui plane au dessus du berceau. C'est la seule que l'enfant comprenne et remercie.

Deux choses sont à former dans l'ame de l'enfant : la raison et le cœur. Le père, plus éclairé, plus sage, doué d'une grande expérience des choses de la vie, conduira d'une manière plus sûre cette jeune intelligence dans les sentiers difficiles de l'existence. A lui de rendre son fils habile et savant. Mais avant cette éducation secondaire , il en est une qui est celle du cœur ; c'est la mère qui la fait toute seule. Nous apprenons beaucoup parle cœur, et l'amour nous enseigne plus que les démonstrations. Or ce sont nos mères qui déposent en nous toutes ces croyances instinctives, tous ces amours, qui sont les premières et les dernières choses qui nous soient nécessaires. C'est sur leur sein , aux rayons de leur affection , que nous amollissons nos âmes et les ouvrons aux douces jouissances de la famille. C'est à leur exemple que nous joignons nos mains en présence de Dieu , et que nous élevons au ciel les prémices de nos pensée;. Consécration sublime qui jette dans

notre vie tout [entière un religieux souvenir! Quels que soient plus tard les écarts des passions, les aberrations de l'orgueil . nous ne pouvons vaincre ces croyances, reçues au berceau : elles sont la colonne de l'eu qui marche devant nous dans les obscurités du chemin ; et quand au déclin de la vie nous a\ oiis besoin d'un guide pour nous ramener à Dieu, ce sont elles encore qui nous éclairent et nous dirigent.

Ainsi, c'est la mère qui donne la vie, qui forme le cœur, qui réchauffe incessamment ses enfants sous ses ailes; aussi l'amour qu'elle a pour eux est-il plus immédiat, plus empressé, plus pénétrant ; celui du père est plus réservé, plus prévoyant ; il veille d'une façon plus sure aux intérêts réels des enfants. 11 augmente en raison du bien qu'il leur faitet des bonnes qualités qu'il voit se développer en eux. Le but de la nature étant la propagation des espèces , les sentiments, comme tout le reste , sont faits pour aller en avant, non pas à reculons; aussi les pères aiment-ils leurs enfants plus qu'ils n'en sont aimés.

L'amour paternel, quoique moins expansif que celui de la mère, est cependant la source d'ineffables délices. Quelle joie n'éprouve pas celui qui voit, à la fleur de ses ans, une vie nouvelle, produit de la sienne, se développer près de lui. Que de bonheur, que de lèves sur ce berceau ! Sur cette tète d'enfant repose tout un avenir enchanteur. Quelles douces émotions ne caressent par l'ame d'un père, quand il voit son fils entourer de ses bras le cou de sa jeune mère , marier sa tète blonde aux boucles de ses cheveux! Comme il invoque le ciel pour leur félicité, quand il les quitte endormis pour aller gagner le pain de la journée et pourvoir à leurs besoins ! Quelle récompense pour ses fatigues , quand il revient le soir et qu'il revoit sa chère famille heureuse! Plus tard, quelles ne seront pas ses joies, quand il pourra lui-même aider les pas chancelants de cet enfant si cher! Quelle douceur ne goùtera-t-il pas à répondre à ses questions naïves . ingénieuses , à jouir de ses étonne-

ments ot de ses admirations, h lui expliquer les phénomènes de la nature !

Plus tard encore , quand, avançant en âge, en sagesse, ses enfants mériteront des éloges, des récompenses; quand ils pourront occuper uuc place dans la société, se rendre utiles à leurs semblables, combien sera grande sa félicité ! Il partagera leurs succès , s'enivrera de leurs triomphes. Quand il sera blanchi par les ans son bonheur suprême sera de les réunir à sa table ; là , vénérable patriarche , entouré de ses fds et de ses filles, et de leurs nombreux enfants, il se sentira vivre dans toutes ces générations, et son amc attendrie versera les bénédictions les plus tendres sur cette postérité, dont il scia la souche.

Pour celui qui pense et qui voit sérieusement les choses , la naissance d'un enfant ne promet pas que des joies : elle impose encore plus de devoirs. C'est une bien lourde tâche que la paternité.

Le père doit être, quand il le peut, le précepteur de son fils; il est coupable, s'il néglige ce devoir, autant que la mère qui ne veut pas lui donner son lait. Si sa position ne lui permet pas de remplir cette obligation , il doit choisir des maîtres dignes de le remplacer. Il faut, pour élever les enfants , des hommes dévoués et religieux , qui les aiment et se sacrifient pour eux. Ceux qui font métier d'élever la jeunesse, et qui mettent l'intérêt avant le devoir, la laissent se corrompre, s'ils ne la corrompent pas eux-mêmes. Ceux qui ne sont ni vertueux, ai religieux, ne peuvent pas être de bons instituteurs, parce que l'exemple marche avant le précepte , et que l'enfant imite avant de comprendre.

Donnez de bons exemples à vos enfants avant de leur donner de bons conseils , car leur première ambition est de ressembler à leurs parents. « La vertu prend un air ridicule dans la bouche de celui qui ne la pratique pas. » Combien doit être étonné l'enfant qui voit profaner dans sa famille tout ce que

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ses instincts lui indiquent comme respectable , maintenant surtout qu'on fronde tout ce qui déplaît : Dion , religion, autorité, rien n'est respecté devant l'enfance; est-ce là le moyen de former des générations vertueuses?

Elevez vos enfants dans l'amour de Dieu , dans la craintede ses commandements ; montrez-leur le chemin du temple, conduisez-lesau pied de l'autel, donnez-leur de saintes habitudes. S'ils ont la foi pour les protéger, ils braveront les orages et le malheur : la vie leur sera légère à supporter. Ils vous aimeront par reconnaissance , ils vous respecteront par devoir. Sachez bien que l'autorité paternelle n'a plus de base, quand elle ne s'appuie pas en Dieu; et que l'enfant qui n'a pour frein ni son père , ni Pieu , déshonore sa famille et s'enfonce dans la perdition.

Elevez-les clans la charité et dans l'amour de leurs semblables ; ne détournez pas leurs yeux des ulcères du pauvre; habituez les à voir ses souffrances pour les soulager, car tous les hommes sont frères, etl'égoïsme tue les sociétés. Ouvrez leurs mains à l'aumône et leur cœur à l'humanité. L'enfant du riche, qui ne donne pas la moitié de son pain à l'enfant du pauvre , ne sera pas heureux plus tard, et il méritera son sort.

Racontez-leur la gloire de votre patrie; que leur jeune cœur tùt orné des beaux souvenirs qu'elle nous a légués. Identifiezles avec son passé, pour qu'ils s'associent à son avenir. Montrez-leur, sur les places publiques, les statues des héros , des bienfaiteurs de la société, des savants qui l'ont illustrée, et vous aurez des droits à la reconnaissance de votre pays, car vos enfants seront les siens. Mieux vaudront mille fois pour eux les pages de notre histoire que les romans, qui alimentent la curiosité, allument les passions et pervertissent le cœur.

Veillez sur leurs regards . pour qu'ils ne s'égarent point aux séductions du vice ; enchaînez leurs désirs au bien, attachezles à la pratique de leurs devoirs. I. 'enfant libertin énerve son corps et abrutit son ame. Sa mémoire s'éteint , son intelligence

s'affaisse , et les beautés de l'ame se fanent avec la fraîcheur du visage.

Habituez-les de bonne heure à obéir, car peu sont faits pour commander aux autres , et tous doivent plier leur ame à la nécessité. N'exaltez point leur orgueil , c'est un ressort qu'il faut toujours avoir sous les pieds; mais n'insultez pas non plus leur amour-propre, car Dieu a mis lui-même dans leur ame et sur leur front une dignité qu'il ne faut point avilir.

Enseignez-leur comment dominer les passions. Ne leur créez pas trop de besoins, et faites qu'ils soient capables de les satisfaire. N'énervez pas leurs membres dans la mollesse, car l'homme, dont le bras ne vaut pas la dépense , est un parasite ici-bas. Si vous êtes riche, moûtrez-leur à donner aux pauvres. Si vous êtes pauvre, faites qu'ils puissent se passer des riches. Soignez les qualités qu'ils ont reçues de la nature , et ne cherchez pas à les façonner à votre guise. Le bien n'est réalisable pour eux que dans le sens de leurs dispositions : le grand art est de les découvrir. Il n'est aucun homme propre à tout, il en est peu qui ne soient propres à rien. Étudiez vos enfants, voyez quelle est leur vocation, ce à quoi la Providence les destine. Déplacés, bien des hommes éminents n'auraient pas même été médiocres.

Faites qu'ils soient des hommes utiles ; ne leur permettez les arts d'agrément que comme chose secondaire. Il y aura toujours assez d'histrions et de chanteurs. Vous devez à la patrie des citoyens vertueux, et ne lui donnez pas que des élégants, des oisifs ou des coquettes.

C'est dans l'accomplissement de ces préceptes que l'amour paternel puisera ses inspirations. Les pères doivent aimer leurs enfants plus qu'eux-mêmes et que leur satisfaction ; faire leur bonheur, assurer leur avenir, voilà quel doit être leur but. D'un autre côté , l'enfant qui craint Dieu , qui aime ses parents, est. assez bien élevé; les autres qualités viendront comme par surcroit.

C'est alors seulement que l'amour paternel pourra s'abreu-

ver de délices, et que les vertus des enfants réjouiront les vieux ans des auteurs de louis jours. « Le fils que vous aurez élevé dans de bons principes , fera votre bonheur et votre consolation. « Pro»., ohap. xxix, verset \1.)

Lorsque l'homme avance en âge, que sespassionss'éteignent, que les liens par lesquels il tient au monde se rétrécissent et diminuent , chaque jour ses affections se resserrent; il se rapproche de ceux qu'il aime , et les liens du sang se fortifient. Aussi le vieillard ne vit plus eu quelque sorte que par ses enfants, sa vie, qui s'éteint, semble se réfugier en eux. Leur existence est un brasier qui attire chaque étincelle envolée delà sienne.

Dieu n'a pas promis aux pères que leurs enfants leur fermeraient les yeux, « Ne comptez pas sur leur vie , » leur dit l'Ecclésiastique (chap. xvr, verset 2). En effet , souvent un père chargé d'années voit s'ouvrir pour ses enfants la porte du tombeau; il les conduit tous à leur dernière demeure. Quel déchirement pour son cœur, quel terrible avertissement de fin prochaine! Ah! combien les bras d'un enfant mort ont de puissance pour attirer un père dans le tombeau ! Quoi ! le trépas a frappé cette jeune existence, si robuste, si pleine d'énergie, et elle a lais>é derrière une tète blanchie et chargée d'années. Les yeux du vieillard n'auront point assez de pleurs pour un tel désespoir. La mort de sa postérité lui ferme l'avenir ; il assiste aux funérailles de sa race, et plus rien ne pourra le consoler. Qui donc prendra soin de ses vieux ans, qui donc ensex élira sa dépouille mortelle, qui le suivra jusqu'à son dernier séjour? Quels pleurs, quels souvenirs viendront visiter son sépulcre?

Non , rien n'est terrible pour un père comme cette mort anticipée qu'il souffre dans ses enfants; rien, si ce n'est l'outrage que leur inconduite fait à se> vieux ans. Car Dieu garde quelquefois aux parents de terribles épreuves, souvent de rudes châtiments ; de la mauvaise éducation qu'ils ont

donnée à leurs enfants : Instruisez votre fils , travaillez à le former, de peur qu'il ne vous déshonore par nue conduite scandaleuse . (Prov. , chapitre xxii , verset 6.) «Mieux vaut mourir sans enfants que d'en laisser après soi qui vivent dans l'impiété.» (Ecc. , chap. xvi, verset 4.) Quelle chose cruelle pour un bon père de voir son fils mendier aux portes, traîner une vie scandaleuse , vivre en impie , mourir en criminel! Détournons nos regards de ce tableau déchirant , franchissons le seuil d'une famille chrétienne, où les mœurs primitives sont encore en vigueur, où les commandements de Dieu sont la rè gle. Là, nous verrons quelque auguste vieillard, à la tète dépouillée , mais fière encore, entouré des respects et des soins d'une famille nombreuse. Il a fait le bonheur de tous les siens; sa vieillesse a coulé tranquille à l'ombre de leur amour, il meurt en les bénissant . Qu'elle est brillante, la couronne de celui qui quitte ainsi la terre, accompagné des prières et des larmes de ses enfants ! Qu'ils sont doux, les souvenirs qu'il leur laisse! Combien ils sont puissants à diriger dans le bien , ceux qu'il encourageait naguère de ses exemples et soutenait de ses conseils.

Intercesseur pour ceux qui restent, l'amour des pères luit sans doute sur la vie tout entière des enfants et les protège. Sans doute aussi les souvenirs d'un bon fds et ses bonnes actions attirent sans cesse de nouvelles bénédictions paternelles.

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