PRÉFACE. II
douleurs, ses vertus et ses vices. Notre ministère nous conduit, dans la même journée, près du chevet des heureux du siècle, et du grabat «les infortunés;
J'ai cherché dans cet ouvrage à jeter sur les détails de la science un vêtement agréable : cependant je ne trois pas m 'être laissé égarer par les séductions de L'imagination. J'ai parlé comme j'ai senti, et j'ose dire qu'a défaut d'autres qualités , mon livre aura celle d'être l'expression entière de ma pensée. Ceux qui le liront, n'y trouveront point un amusement pour teur esprit, mais j'espère qu'ils y trouveront de bons sentiments pour leur cœur, des vérités pour leur conscience. Je m'estimerais trop heureux si le bien de quelquesuns et la sympathie d'un seul de mes lecteurs étaient la récompense des heures de travail et de fatigue qu'il m'a coûtées. Je n'ai rien ravi, pour le faire, aux exigences de ma profession : les heures de mes journées appartiennent aux malades et aux malheureux. C'est le fruit des heures de mon repos qui m'appartiennent, à moi, que je prie mes lecteurs d'accepter.
Ceux qui chercheraient dans ce livre des opinions politiques, chercheraient en vain. Je n'ai point trempé ma plume dans le fiel et dans la boue, cette encre des partis. Les principes et les mérités sont, dans ma pensée, bien au-dessus des fluctuations de l'opinion. Dieu ne veut pas qu'on les incline devant tel ou tel qui domine ou qui succombe; mais il ordonne à tous, qu'ils se nomment monarques ou tribuns , de les respecter et de les prendre pour règle. Je ne descendrai pas dans celle arène, j'\ ai vu des choses