MODESTIE
La modestie est un sentiment de lame qui nous porte à nous regarder comme peu de chose en nous mêmes , ou comparativement à nos semblables et à l'idéal que la raison et la foi dous présentent à imiter
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La modestie est donc naturelle ou acquise : naturelle, quand elle procède d'une certaine timidité innée, dépendant de la faiblesse de l'organisme et du sentiment instinctif de notre insuffisance ; acquise, quand elle est le résultat des réflexions de l'ame et des comparaisons qu'elle établit.
La première espèce de modestie, ressemblerait complètement, sans l'élément moral que lui fournit l'intelligence , à la timidité des animaux faibles et peureux. Elle existe surtout chez les individus grêles et pauvrement constitués , qui ne sentent point au cœur et au cerveau ces bouffées de courage et d'intrépidité, qui naissent de l'impétuosité du sang et de la force de l'organisme.
Le tempérament mélancolique est surtout disposé à éprouver ce genre de modestie. Continuellement porté à la défiance , il s'isole, se cache, et fuit le grand jour. Sans cesse il hésite h se mettre en contact avec les hommes ; s'il a avec cela peu de force morale et intellectuelle, les rêves de la gloire, les aiguillons de l'amour-propre , n'exciteront point son ame , il éprouvera un penchant invincible vers la retraite, l'isolement et la tranquillité.
Il est certaines maladies qui produisent les mêmes effets , toutes celles principalement qui poussent à l'hypochondrie , ainsi que les affections graves des viscères abdominaux.
Chez les femmes , la modestie est toute naturelle , très-rarement acquise , car elles réfléchissent peu; certes ce ne sont pas les comparaisons qu'elles font, qui sont dénature à leur inspirer cette vertu. Chez elles la modestie , comme la pudeur, tient à quelque chose d'intérieur, de mystérieux, qu'elles éprouvent sans s'en rendre compte. C'est un résultat de leur faiblesse organique, de leur timidité naturelle, de la vie tout intérieure qu'elles mènent , de l'habitude où elles sont de se maintenir sans cesse, de modérer les manifestations de leurs penchants et de l'espèce d'assujetissement qui leur est imposé. Une femme elle-même ne pourrait pas dire pourquoi et comment elle est modeste, c'est un des nombreux mystères tic