‹ Des peines infamantes à infliger aux négriersChapitre 4 sur 15 · LL . D’après ce titre, les observations suivantes paraîtront · texte numérisé non relu

LL . D’après ce titre, les observations suivantes paraîtront

A : Quoique les sentimens religieux soient déplora- Ld U blement affaiblis parmi nous, la religion, I | . PE du bouheur pour les individus dans le temps et au- Ê L delà des temps; principe de prospérité pour les États, PL : est encore de tous les leviers le plus puissant ne | Ja politique voulut presque toujours l’associer à ses “à forfaits, et faire de la religion ou plutôt deses mi- ” nistres , des instrumens. On me dispensera sans doute d’en fournir les preuves.

: La postérité croira-t-elle que, depuis l'introduction ni de la traite jusqu’à présent, les marchands de sang F: # humain ont prétendu la justifier comme moyen de me LE convertir les idolâtres et de les amener au christia-

4 peut-être étrangères à mon sujet; j'aime à croire qu’après les avoir lues, on avouera qu’elles s’y rattachent.

nisme ? Ce prétexte fut allégué jadis à un roi de France pour oblenir à ce sujet son autorisation. La donnait:il » Et de bonne foi? C’eût été le comble de l’ineptie ; feignait-l FA f: de croire que le motif allégué était admissible ? : fait seul ( sans compter celui de lagmort de Cinq-Mars

(21) et plusieurs autres } suflirait pour apprécier l’épithèete de juste que donnaient à Louis XIII Malherbe et nombre de ses contemporains. Le même motif fut allégué, en 1911, par des lartufes de Ja Havane : cette ville est un des plus grands marchés pour la vente des esclaves.

Le sultan de Constantinople préconisait naguère son inépuisable miséricorde envers les Grecs, dans un firman qui probablement sera commenté par les défenseurs de la légilimité musulmane. Les planteurs en général tiennent le même langage en parlant de leurs noirs qui, disent-ils, sont si heureux ! plus heureux que les paysans d'Europe. C’est sans doute par entêtement que les esclaves s’obstinent à ne pas croire à leur bonheur, quoiqu’on leur prodigue des coups de fouet pour les en convaincre.

Une multitude de faits attestent que souvent Îles femmes des planteurs surpassent leurs maris en cruaute. Le voyageur John Davis a donne récemment sur cet article de nouveaux détails. En Caroline, et surtout à Charlestown, pour les moindres fautes, elles envoient leurs esclaves mâles et femeiles à /a maison d’enfer (40 a hellish mansion ), pour être fouettés. Douze coups de fouet se paient un schellhing. Mais on peut s'abonner à tant par an. Une dame de Îla ville en à montré l'exemple. Les malheureux noirs, toujours exposés à voir déchirer leur peau et briser leurs os, fuient quand ils peuvent.

Dans une gazette de la même ville, apres avoir donné le signalement d’un csclave marron et promis 4o dollars à celui qui le ramenerait, le planteur ajoutait : « Mon nègre s’est échappé sans provocation;

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