FRAGMENT DTJNE LETTRE DE PASCAL
(Bossot a le premier publié on fragment d*iuie lettre de Pascal commençant par ces mots : « Nous usons mal, au moins en ce qui m'en parott, de rafantage...» aansdlreoù il a prit œ fragment. Nous le trouvons dans les Mémoires de «ademoiselle Perrîer, avec un début qui semble indiquer que cette lettre est adressée à M. Perrier, lequel avait aussi des querelles avec les jéiaites de Clemoot. )
ff Vous me faites plaisir de me mander tout le détail de vos frondeiies, et principalement puisque vous y êtes intéressé; car je m'imagine que vous n'imitez pas nos frondeurs de ce pays-ci ', qui usent si mal , au moins en ce qui m'en paroit, de l'avantage que. Dieu* leur offre de souffrir quelque chose pour l'établissement de ses vérités. Car, quand ce seroit pour rétablissement de leurs ^ vérités, ils^ n'agiroient pas autrement; et il semble qu'ils ignorent ^ que la même Providence qui a inspiré les lumières aux uns , les refuse aux autres ; et il semble qu'en travaillant à les persuader, ils ser-
* Probablement les jansénistes qui, selon Pascal, fléchissaient dans l'affaire du formulaire.
* Ici commence le fragment publié par Bossut : Nous usons mal, au moins en ce qui m'en paroii^ de l'avantage, etc.
' B. : nos.
* B. : nous n'agirions.
* B. : nous paroissons igwrer.
«i*«vMK «limon q«e pour emabAttre potir eH(\ Le âémr Àe ytincrt est si oalord qiie qaand il se «Mivre 4u désir de faire triompher la ▼érité, on ffrenà «oov^nt l'un pour l'aatre, et on crort rerhercber la gloire de Dieu en cherchant en ^fet la aieime. Il me semble en effet que la manière <iafit nous Mipporlons les empêchements en est la pins sûre marque ; car enfin, si nous ne Toulons que IWdne de Dieu, il est sans doute que nous souhaiterons autant le triomphe de sa justice que cehii de sa miséricorde, et que, quand il n'y aura point de notre négligence, nous serons dans une ^*galité d'esprit, soit que la vérité soit connue, soit qti'elle soit combattue, puisqu'en l'un la fniséricorde de Dieu triomphe, et en l'autre sa justice.
Plie Juite, le awwwto ne fa psxn eomiii.
Sur qiioy samt Augustin dit que c'est im effet de sa justice qu'il ne soit point connu du monde, irions et travaillons, et réjouissons-nous de tout, <^omme dit saâiît Paul.
Si vous m'aviez repris dans mes premières fautes, je n'aurois pas fait ce!le-cy, et je n.e serois modéré. Mais je n'effaceray pas non plus celle cy que
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Tautre ; vous leffacerez bien voas-niéme , si vous voulez; je nay pu m'empécher ' , tant je suis en colère contre ceux qui veulent absolument que Ton croye la vérité lorsqu'ils la démontrent, ce que J.-C. n'a pas fait en son humanité créée. C est une moqjLierie^, etc., etc.