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miin ^ Il y a ane nourelle théologie morale d'Esoohar, el de Bouveani easuistes comme Mascarenlias, Busembaorn, etc., où il y a les naeîlteures dioses du monde pour nous... Je perds beaucoup et nos amis de ee que les jours n'ont que vingt-quatre lieures.
i Copié sur Foriginal sans nom d'autheur. t
T^ manuscrit de la bibliothèque royale n^ 397, qui est de la main du père Guerrier, de TOratoire, et celui de la Mazarine , en grande partie copié sur le précédent, renferment aussi cette lettre et y joignent cette note , pages 397 et 870 :
« Je ne sais de qui est cette lettre^ parce qu'elle n*est pas signée et que je ne eonnois pas récriture. Mademoiselle Périer ne la connoit pas non plus. •
Autre lettre au même , de la même époque et sur le même sujet. Mémoires de mademoiselle Périer, p. 191 -19a y Ms. de la bibliothèque royale , p. ai, Ms. de la Mazarine, p. 3a,
Ce 6 réTrierl«57.
< Yoid, Monsieur^ un grand régal pour vous ; puisque e'est d'une dix-septième qui n'est encore connue de personne du monde. On attendoit l'assemblée du clergé li finir ^ mais je pense qu'on attendroit trop long-iemps, Ne ï^ faites voir qu'k peu de gens bien assurés, et ne vous en dessaisisses point; car il n*y en a encore que dii mille de tirées, six mille de la petite
* Voyez le passage de la JXVL^ Provinciale , sur le soufflet donné psr un père jésuite à an officier dé la maison du roi.
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ei quatre oûUe de l'autre» et il nous en faut mcore beaucoup, parce qu'on rompra les formes ; aucun de nos amîs ne s'y at* tendy et il y pourroit a?oir quelque changementy etc. t
A propos des Provinciales, on trouve dans notre manuscrit des additions pour le Nécrologe de Port^Ro/al, qui renferment des détails curieux que l'auteur du Mémoire sur Pascal dans le Re« cueil d'Utrecht a fait connaître incomplètement. Nous donnons ici ce fragment intéressant {on le trouve aussi dansle Ms. de la Bibliothèque royale, n* 397, et dans celui de la Mazarine).
Note à la page 59"*, Ugne 18, de la préface. »
i Ce fut M. Pascal qui attaqua la morale des jésuites en -1 656, et Yoîci comment il s'y engagea. Il ëtoit allé k Port-Royaldes-Ghamps pour y passer quelque temps en retraite , comme il faisoit de temps en temps. G'étoit alors qu'on trayailloit en Sorbonne k la condamnation de M. Âmauld qui étoit aussi \ Port-Royal. Lorsque ces messieurs le pressoient d'écrire pour sa défense et lui disoient : Est-ee que vous vous laisserez condamner comme un enfant sans rien dire? il donna un écrit qu'H lut en présence de tous ces Messieurs qui n'y donnèrent aucun applaudissement. M. Ârnauld , qui n'étoit pas jaloux de louanges, leur dit : Je vois bien que vous trouvez cet écrit mauvais, et je <»rois que vous avez raison ; puis il dit à M. Pascal : Mais vousqui êtes jeune ^ vous devriez faire quelque chose.
* Recueil de M. Perler : vous qui êtes ciirietup.
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M. Pascal fit la première lettre, la leur lut ; M. Amauld s'écria : Gela est excellent ; cela sera goûté ; il faut lé faire imioimer. On le fit; cela eut un succès que Ton a vu : on continua. M. Pascal, qui avoit une maison de louage dans Paris, alla se mettre dans une auberge ii l'enseigne du Roi David, rue des Poiriers, pour continuer cet ouvrage. Il étoit connu dans cette auberge sous un autre nom ; c'étoit tout vis-îi-vis le collège de Glermont, qu'on nomme k présent Louis-le-Grand. M. Perler, son beau-frère, étant allé k Paris dans ce temps-lh, alla se loger dans cette même auberge , comme un homme de province, sans (kire connoUre qu*il étoit son beau -frère. Le P. de Frétât, jésuite, son parent et parent aussi de M. Pascal, alla trouver M. Périer, et lui dit qu'ayant l'honneur de lui appartenir il étoit bien aise de l'avertir qu'on étoit persuadé dans la Société que c'étoit M. Pascal, son beau-frère, qui étoH l'auteur des petites lettres contre eux qui couroient Paris, qu'il devoit l'en avertir et lui conseiller de ne pas continuer parce qu'il pourroit lui en arriver du chagrin. M. Périer le remercia, et lui dit que cela étoit inutile, et que M. Pascal lui répondroit qu'il ne pouvoit pas les empêcher de l'en soupçonner ; parce que, quand il leur diroit que ce n'étoit pas lui, ils ne le croiroient pas, et qu'ainsi s'ils vouloient Ten soupçonner il n'y avoit pas de remède. Il se retira Ik-dessus, lui disant toujours qu'il falloit l'en avertir, et qu'il y prît garde. M. Périer fut fort soulagé quand il s'en alla; car il y avoit une vingtaine d'exemplaires de la septième ou huitième lettre sur sou lit qu'il y avoit mis pour sécher ; mais les rideaux étoient tirés, et heureusement un frère que le Père de Frétât avoit mené avec lui et qui s' étoit assis près du lit ne s'en aperçut pas. M. Périer alla aussitôt en divertir M. Pascal qui étoit dans la chambre au-dessus de lui et que les jésuites ne croyoient pas être si proche d'eux. « En ^ 732, le 27 février, mademoiselle Périer raconta k un de
SCS amis qae ' If. Pascal , «m onda, «vâii us toquais, nommé Pkardy trè&-fi<jfêle, qui savoit que son maître eomposoit les Lettres provinciales; c'étoit lui qui pour rordinairejBU portoit les manuscrijts k If. Fortin , principal du collège d'Harcourt, qui avoit soin de les faire imprimer. On assure qu'elles ont été imprimées dans le collège môme.
i Elle a aasoré au môme* que messieurs les curés de Paris aroient accoutumé dans ce temps-lk de s'assembler tous les mois, et qu'à l'occasion des Lettres provinciales et de l'Apoloipe des casuisteSy ils proposèrent dé demander k eondanmation de la morale r^chée, et de nommer quelqu'un de lefr corps peur écrire contre. Personne ne paroissoit fort disposé a se charger de cette commission ; mais M. Fertin , booune fort lélé, qui connoissoit particulièrement M. Maiure, curé de Sainl- Paul, lui persuada d'accepter cet emploi , lui promettant de Dedre composer ses écrite par des personnes trèfr^iabiles. Ea effet. If. Fortin s'adressa k MM. Arnanld, Nicole et Pascal, qui sont auteors des écrite qui ont paru sous le nom de messieurs les curés de Paris. ]>epuis ce temp»-lk, il ftit défendu aux curés de Paris de s'assonUer tous les mofe, comme ite aveîent accoutumé auparavant. »
Ainsi , d'après le témoigage de Marguerite Perler f c'est un principal d'un collège de l'Université qui, malgré les défenses les plus rigoureuses de l'autorité, osa faire imprimer les PrwincialeSj et les imprimer dans son propre collège , le collège d'Harcourt. L'Université ne devait pas moins
* Le Ms. de la BibKetfa^iae royale et le Us. de la Maxanae : dmoiêélU PérUir m'a éU oniùwrdhvi 87 fiwn$r i7ia, 41M... ' Lesm6mesMlls8.:if«M,eifafii*ad<(fiietetc.
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à cehii qui ne craignait pas d'attaquer ses anciens et éternels ennemis. Un Àrnauld avait ^ au commencement du xvu^ siècle, défendu TUniversité contre les prétentions des jésuites devant le parlement de Paris : il était juste que l'Université rendît ea secret au fils le service qu'elle avait reçu publiquement du père.
Voilà k peu près tout ce que nous trouvons dans les Mémoires de Marguerite Périer qui puisse être attribué à Pascal , ou qui se rapporte directement à lui. Mais il y a beaucoup d'autres pièces qui jettent du jour sur son caractère et sur sa couduite particulière avec toute sa famille. Au premier rang de ces pièces il faut mettre les lettres de sa sœur Jacqueline. Le Becueil d^Vtrectxt en a donné quelques-unes , ainsi que des vers sur le miracle de la Sainte-Éjpine ; mais notre manuscrit contient un bien plus grand nombre de pièces inédites en prose et en vers des diverses époques de la vie si courte de cette personne vraiment extraordinaire. Il y aurait de quoi en former un volume plein d intérêt \
Notre manuscrit renferme aussi une foule de lettres des Périer, d'Arnauld, de Nicole, de Sacy, de Sainte-Marthe, de Tillemont, de Lancelot et d'autres personnages éminents de Port-Royal.
* VoyeK notre féeente (mblioalMm àbJocqueUne Pmeal.
Parmi ces lettres nous en avons distingué plusieurs de Domat, avec une notice sur sa vie et même un certain nombre de Pensées écrites par lui, et dont quelques-unes ne seraient pas indignes de Pascal. Il faudrait publier et recueillir à part ces précieux restes du plus grand jurisconsulte duxvii* siècle, de celui qui inspira D*Aguesseau , qui précéda et prévint plusieurs fois Montesquieu , et qui avait conçu le plan d'une réforme générale des lois civiles sur les principes de la justice naturelle et du christianisme. Cest là que uous apprenons que le premier lien de Domat et de Pascal avait été les mathématiques, qu'ils firent ensemble plusieurs expériences sur la pesanteur de Tair, que personne ne fut plus parfaitement uni avec Pascal sur les affaires de la religion^ qu'il avait été de son avis dans la question du formulaire , et que , s'étant trouvé à Paris pendant la dernière partie de sa vie, après lui avoir rendu les devoirs d'un ami sincère, il reçut ses derniers soupirs \
Nous n'en finirions pas si nous voulions indiquer tout ce qu'il y a de curieux et d'important dans ce manuscrit ; mais nous ne voulons pas le
* Nous arons imprimé il y a deux ans les plus importantes de ces pièces dans le JoumfU des Savants , jauvier et février lS43y sous le titre de Documents inédits sur Domat^ et nous les avons ensuite recueiiiis dans les Fragmenté littéraires^ p. 320-3S0.
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quitter sans y signaler une correspondance du plus haut prix, celle de la sœur du grand Ck>ndé, de cette reine de la Fronde qui alla mourir aux Carmélitesy et couvrit quelque temps Port*Royal des restes de son crédit, c'est-à-dire des lettres presque entièrement inédites de madame la duchesse de Longueville adressées à lanière Angélique de Saint- Jean, à M. Marcel, curé de Saint- Jacques du Haut- Pas, son directeur, à la supérieure des Carmélites et à d'autres religieuses du même couvent \