DA ARE
puisque une laparotomie a été déjà pratiquée. Cette dernière exploration n’a pas, à notre connaissance, été faite dans les
perforations récidivées.
d) LE TOUCHER RECTAL complètera cet examen et sera d’une aide précieuse pour le diagnostic.
Rassemblons les signes épars de cet examen : un ventre douloureux, souple, légèrement balloné : c’est un ventre d’obstruction et non de péritonite.
3° Signes généraux
Ce sont des signes fidèles, souvent discrets. Nous n'avons jamais noté, dans nos observations, de nouvelles perforations qui ne se traduisent par une manifestation de cet ordre, si légère soit-elle.
a) Au premier plan, les modifications du pouls : accélération, dépressibilité.
L’accélération (100-120-140) est d'autant plus évidente que le malade, après l’intervention, était redevenu bradycardique.-Dans toutes les observations où une modification du pouls était noté, l’accélération était de règle. Sa dépressibilité à, sans doute, moins de valeur.
b) La courbe thermique ne présente pas les grandes modifications classiquement décrites dans la perforation primitive. Il s’agit, le plus souvent d’une élévation thermique légère, 38° en moyenne. Cushing, dans une observation (obs. 44) signale une chute brutale de la température. Bonamy, de même, a relevé une brusque chute vespérale dans l'observation XIV de sa thèse (obs. 42).
c) Enfin, l’état général est rapidement altéré. La plupart des observateurs notent le « faciès pincé » (obs. 44), « la proslation », « l’adynamie », « la langue sèche » (obs. 55-58).
C'est, en somme, une brusque modification de l’état général chez un opéré qui allait bien. Une telle défaillance dans des suites opératoires favorables ne doit pas échapper au clinicien averti des perforations itératives. La douleur et surtout l’obstruction intestinale constituent alors des indications opératoires impérieuses.
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