LES FORMES ANATOMO-CLINIQUES PRINCIPALES
Nous en connaissons une : la perforation ilérative tardive à l’intérieur ; examinons les deux autres, c’est-à-dire les perforations précoces et les perforations à l'extérieur.
A.— Les perforations précoces
Ce sont celles qui surviennent avant le 8° jour. Leur apparition est fréquente (1), mais leur étude est sans intérêt pralique puisqu'elles sont au-dessus des ressources thérapeutiques.
Anatomiquement. elles groupent les déhiscences des sutures et les nouvelles perforations.
Leurs signes sont noyés dans la péritonite aiguë généralisée. Il n’y a pas d'intervalle libre. L'intervention est rapidement suivie de ballonnement qui s'accroît jusqu'à devenir
(1) Nous avons trouvé dans nos 101 observations, 42 perforations précoces contre 17 perforations tardives et 42 perforations à l’extérieur.
LPSQUEE
« considérable » (obs. 16, 20). Les vomissements sont abondants, « fécaloïdes » parfois (obs. 24). La diarrhée est rotée fréquemment (obs. 24, 25). De nombreux auteurs signalent l’hémorragie intestinale (obs. 15, 23, 24). L'état général est rapidement grave et l’évolution fatale survient à bref délai sans que le médecin ait eu un seul moment l’impression de sauver son malade.
La thérapeutique, nous l’avons dit, est vaine. Le chirurgien ne peut rien pour ces typhoïdes graves (2).
B. — Les perforations itératives à l’extérieur
Rappelons qu’elles se produisent soit à la suite d’adhérences protectrices, soit à la suite d’extériorisation chirurgicale.
Elles constituent une forte proportion des perforations itératives (3).
Elles sont sans histoire clinique. C’est une fistule stercorale qui s’installe sur le grêle. Elle est le plus souvent unique, mais nombreux sont les exemples où 2, 3 perforations sont apparues successivement.
Citons le cas de Luccioni (2 perforations), celui de Belgrano (2 perforations), celui de Vincini (3 perforations).
L’écoulement peut se tarir spontanément ; l’anse peut rentrer d’elle-même. Néanmoins une réintervention s'impose assez souvent.
L'évolution favorable, bien que souvent observée, n’est pas constante et Buizard, sur 39 cas a noté 11 décès.
Loin de constituer une objection contre l’extériorisation, l'apparition de ces perforations itératives est un argument en faveur de cette méthode chirurgicale et un avertissement pour les opérateurs qui pourraient hésiter à l'utiliser.
(2) Sur 42 observations que nous relevons, la mort est survenue dans chaque cas, (3) 42 sur 101 observations.