LES FORMES SECONDAIRES
A. — Formes d’après les signes
Ces deux formes extrêmes peuvent se rencontrer.
1° Une forme péritonite sthénique.
Cest un « drame abdominal ». Le début est brusque marqué par une douleur violente en coup de poignard, accompagné de vomissements abondants. L'examen met en évidence une contracture manifeste, le véritable « ventre de bois >» des perforations gastriques.
Ces formes sont rares et le diagnostic de perforation est facile. Un exemple typique est celui du malade d’Artaud (obs. 53) qui, 21 jours après une première perforation, rechute avec des Signes péritonéaux impressionnants. Citons encore les observations 3, 13, 17 de Buizard.
2° Une forme latente.
A l’opposé de la forme précédente: on n’observe ni douleur ,ni vomissements. L'état général décline rapidement, la mort survient. L'’autopsie est pratiquée : le malade avait fait une deuxième perforation intestinale. Les exemples ne manquent pas (obs. 33).
B. —— Formes d’après la période de la typhoïde
Les récidives de perforation peuvent se voir aussi bien au début qu’à la fin de la typhoiïde.
1° Perforations itératives du début de la typhoïde.
J. Dor a montré que, contrairement à l'opinion ciassique, lies perforations primitives du début de la typhoïde étaient généralement des formes graves. Il ressort de la série des cas observés que les perforations itératives de cette période échappent à toute thérapeutique. 4
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2° Perforations itératives de la fin de la typhoïde.
Nous avons recueilli une observation de perforation itérative de la fin de la typhoïde dans la thèse de Fréville (1) (convalescence), trois dans celle de Le Gallou (2) (rechute). Il s'agissait une seule fois de perforation itérative tardive. D’autre part, la proportion de quatre récidives sur 20 perforations de la convalescence est à noter.
Par contre, dans la thèse de Montoliu sur les typhoiïdes ambulatoires (3), nous n’avons pas noté de perforations itératives. Nous en rapportons un cas (obs. 16) emprunté à Buizard.