‹ Des Perforations Intestinales Itératives Au Cours de la Fièvre TyphoïdeChapitre 26 sur 42 · II. — LE TRAITEMENT CURATIF · texte numérisé non relu

II. — LE TRAITEMENT CURATIF

Les règles exposées par notre Maître, le Pr. agr. Dor dans le traitement de la perforation primitive trouvent ici leurs applications de manière encore plus rigoureuse.

Il est à peine utile de rappeler la nécessité du traitement chirurgical. Une deuxième intervention peut seule sauver le malade. On ne tiendra aucun compte des guérisons prétendues spontanées (enkystement, issue de pus par la plaie opératoire). Certes, beaucoup d'opérateurs «sans enthousiasme » (Dor) hésiteront à réintervenir sur un ventre de typhique. Les observations le prouvent : sur 17 perforations itératives avec un intervalle libre indiscutable, on est intervenu cinq fois seulement. Il ne faut pas oublier qu'il s’agit de malades qui ont pu faire les frais d’une première perforation et d’une première intervention ; ce sont des « bons cas », les cas qui veulent, qui peuvent et qui doivent guérir.

On ne saurait trop insister sur l’absolu nécessité d’un traitement immédiat. Le malade est déjà en milieu chirurgical ; on devra s’habituer à suivre pas à pas les perforés typhiques, de façon à intervenir au premier symptôme alarmant. C'est plus de la précocité du traitement, que de la perfection de la technique que dépendent les résultats.

Enfin, comme dans la perforation primitive, et plus encore ici, ce traitement sera simple et peu choquant. La première perforation a créé des modifications locales, des adhérences qu'il importe de respecter. Aussi préfèrera-t-on aux méthodes complexes des procédés plus simples et plus rapides.

Tels sont les principes communs qui dominent le traitement curatif.

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