A. — LES MÉTHODES
Il y a lieu d'analyser d’abord les diverses techniques utilisables et de construire ensuite une tactique générale de l'inter-
vention.
ne PP Re
a) Analyse des méthodes
Elles sont au nombre de trois : la suture, l’iléostomie, le drainage simple.
L'extériorisation qui a fait ses preuves dans le traitement préventif perd ici toute sa valeur. Elle est difficile et dangereuse à cause des multiples adhérences qu’il faut à tout prix respecter. Elle doit être écartée des méthodes curatives.
La suture.
Nous n'’insisterons pas sur les détails de sa technique : en un ou deux plans, en bourse ou transversale, sans avive en tous cas. On emploiera toujours du fil non résorbable. Le drainage au contact est une utile précaution.
Sans méconnaître les irconvénients de la suture, on ne pourra souvent faire mieux ni plus simplement, surtout lors qu'il existe déjà une iléostomie. Cushing (obs. 44) a guéri son malade par ce procédé.
L’iléostomie.
C'est une très bonne intervention, On la fera sur sonde de Nélaton avec ou sans Witzel selon l’état de la paroi intestinale. Nous avons vu au traitement préventif les avantages de cette méthode. L'observation de Roberts (obs. 48) nous fourni un bel exemple de guérison.
S'il existe déjà une iléostomie, il n’est pas nécessaire d’en faire deux ; cependant on peut l’envisager, lorsque, ce qui est le cas le plus fréquent, la deuxième perforation siège au-dessus de la première,
Le drainage simple.
Ce n’est qu'un pis-aller, mais qui peut être suffisant.
I convient aux cas où l’anse est profondément fixée et où de multiples adhérences empêchent toute manœuvre. Un bon drainage avec isolement de l’anse entre des compresses barrières peut sauver des malades.