DU
b) Tactique opératoire
L’anesthésie locale s'impose. On doit rejeïor systématiquement l’anesthésie générale et la rachie.
En raison d’une première incision et souvent d’une extériorisation ou d’une fistule, le problème de la voie d’abord est délicat. Certains auteurs passent par l'incision primitive (Cushing, Salmon et Dor) : Si cette voie est peu mutilante, elle se heurte à de nombreuses adhérences et l’anesthésie est souvent difficile, D’autres font une nouvelle incision (Roberts, Dor et Escarras, de Vernejoul). Il semble que ce procédé soit préférable, On utilisera le plus souvent une incision plus interne car la deuxième perforation siège toujours en amont, donc plus en dedans (Dor). La médiane sous-ombilicale est particulièrement indiquée.
La recherche de la perforation se fera avec beaucoup de prudence. Les multiples adhérences et les cloisonnements qui sont de règle dans la péritonite localisée contre-indiquent toute manœubre brutale, toute recherche complexe. C’est en principe, en amont, de 10 à 40 centimètres au-dessus de la perforation primitive que l’on trouvera récidive.
La perforation térative sera traitée par un des procédés décrits plus haut.
Le traitement de la péritonite s'impose. I s’agit dans la majorité des cas de péritonite localisée : on drainera là où est le pus, en utilisant, quand elle existe, l’incision médiane sousombilicale.
Enfin, pour compléter l’action chirurgicale, des soins postopératoires seront mis en œuvre ; traitement du choc, toni-cardiaques, diète, glace abdominale.