TRAITEMENT
Il sera très variable selon les cas et les conditions dans lesquelles apparaissent les péricystites. Mais surtout «il vaut mieux prévenir que guérir » et nous nous attacherons en premier lieu au traitement préventif :
Il faudra, par conséquent, traiter les prostatites, (a cystites, éviter les sondages traumatisants, la stagnation et l’infection de l'urine dans le bas-fond vésical, procéder à des lavages de vessie.
Il faudra éviter les actes opératoires dangereux, rejeter la ponction sus-pubienne qui est fréquemment cause du phlegmon de Retzius. | ;
Mais surtout il faudra pratiquer la désinfection pré-opératoire qui est le temps essentiel, pour cela on fera souvent précéder l’acte opératoire par la pose d’une sonde à demeuré, et l'opération elle-même se fera le plus souvent en deux temps avec cystostomie préalable.
Enfin, l’ablation de l’adénome éliminera tous les risques d'infection qui en résultent. Mais comme nous l'avons vu en étudiant l’étiologie, c’est surtout à la suite de la cystostomie ou de la prostatectomie que se déclarent les péricystites. C’est donc la technique opératoire qu’il faudra surveiller et, si besoin est, modifier. |
Certaines précautions se révèlent essentielles :
1° Lorsqu'on découvre la vessie, il faut éviter de la décoller derrière le pubis et se tenir toujours au-dessus du bord supérieur de cet os dans la manœuvre du retroussement du cul-de-sac péritonéal qui ne doit pas être étendu non plus de
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chaque côté de la ligne médiane, afin d’éviter la cellulite pré et périvésicale.
29 Ne pas pousser l’incision de la vessie trop bas près de. son col, l’urine aura ainsi moins de facilité à stagner derrière la symphyse et pourra sourdre plus directement au dehors.
Lorsqu'on veut faire une cystostomie, il faut $uturer par deux points de chaque côté, les lèvres de l’incision. vésicale à la peau ou tout au moins aux bords internes des muscles droits. Lorsqu'on pratique la prostatectomie on emploiera les mêmes précautions, mais l’ouverture étant plus large ou agrandie, il vaudra mieux agrandir l'ouverture dans le sens transversal plutôt que de prolonger l’incision vers le col.
Pour faciliter les manœuvres du doigt qui va travailler à l’énucléation de la glande on suturera l’incision vésicale aux bords de la boutonnière musculaire pariétale, mais provisoirement et on fera sauter ces sutures une fois la prostate enlevée.
Au cours de l’ablation! éviter de faire un trou derrière la vessie ou à côté de la loge glandulaire, pour cela agir avec prudence et douceur.
Puis, l'opération terminée, le A de la cavité laissée par la sortie de la glande étant bien en place, on place le tube de Freyer, on enlève les fils de suture provisoire de l’incision vésicale aux plans pariétaux et on ferme la vessie par un ou deux points au catgut au-dessus et au-dessous du tube de Freyer. Puis on fixe celui-ci et on solidarise pendant un certain temps la vessie incisée avec la paroi abdominale. Pour cela on placera sur chaque flanc du tube une anse de gros fil de catgut dont on fait passer un des chefs dans la lèvre correspondante de l’incision vésicale, puis dans la boutonnière musculaire de la paroi. On noue ensuite ce chef avec l’autre resté à côté du tube. On réalise une bonne coaptation vésico-pariétale et 1l n’y a guère de place pour l’infiltration les jours qui suivent l’opération. |
Enfin, il est un facteur à ne pas négliger, c’est là durée de l'opération. Viannay, pour l’abréger, exécute la taille par transfixion en ponctionnant la vessie au-dessous de la sym-