Observation de Fuller
/ Homme de 55 ans, souffrant d’incontinence urinaire associée à
des sensations douloureuses de ténesme rectal. Fièvre continue avec des antécédents d’exarcerbations fréquentes accompagnées de frissons. Douleur constante et sensibilité dans la région rénale droite qui parfois était suffisamment violente pour nécessiter des opiacés. L’urine était chargée de pus et de bactéries. Le malade était bien portant il y a un an quand après excès d’alcool et excès génitaux, ayant pris froid, il présente une brusque rétention d’urine- On fit une prostatectomie, une fièvre élevée s’ensuivit qui persiste jusqu’à l'heure actuelle.
Avant cette crise de rétention, on relève que des années aupara-: vant il y eut plusieurs crises de blennorragie avec des écoulements récidivants et des périodes d'’irritabilité vésicale et des mictions fréquentes. Il y eut également des périodes d’excitätion sexuelle et d’irritation. Le traitement qui fut alors employé fut le sondage, des lavages vésicaux et des injections urétérales. |
Au -toucher rectal, on trouve tout l’espace rétro-prostatique rempli d’un infiltrat inflammatoire solide, très sensible à la pression. Tout essai pour injecter des liquides dans la vessie provoquait une . douleur considérable et une expulsion uréthrale immédiate le long de la sonde. Sous chloroforme on peut injecter 2 cc. 1 /? de liquide. La cystoscopie montre la surface interne de la vessie comme étant granuleuse, œdématiée et divisée par des plis profonds. Par place des
adhérences épaisses des dépôts catarrhaux et des zones d’hémorragie punctiformes. Il y avait certainement deux foyers sepliques, un en relation avec les vésicules séminales ét un autre avec le rein droit. Pour l’auteur, l'infection rénale était secondaire, due principalement à l’obstruction uréthrale, résultant de l’exsudat inflammatoire périuréthral qui, avant d’envahir la partie inférieure de l’urèthre, avait causé une péricystite étendue. Puis il y eut probablement les conditions requises à une infection directe à partir de la vessie.
L'auteur décide une vésiculotomie séminale avec excision étendre aux tissus rétro-prostatiques de manière à établir un drainage aussi large que possible. A la suite de cette intervention, le résultat fut des plus satisfaisants. La complication rénale disparut d'elle-même après quelques semaines en même temps que toute trace d’inféction. La capacité vésicale se releva à 5 onces. Couché il pouvait garder ses urines, alors qu’en bougeant il y avait toujours de l’incontinence, séquelle de la prostatectomie.
2, Observation de Dominici.
Péricystite consécutive à une spermatocystite chez un prostatique :
Homme de 47 ans admis en vue d’une prostatectomie, Deux mois auparavant, au cours d’une période de rétention, on pratique une cystostomie sus-pubienne et on établit une fistule sus-pubienne.
Au premier examen, la vessie est contractée, l’urine s’échappait par la voie sus-pubienne et était fétide. Première blennorragie contractée vingt-cinq ans auparavant. Depuis un écoulement, uréthral était la caractéristique de ce cas. L’interrogatoire du malade permit d'établir un état altéré des vésicules séminales. Depuis un grand nombre d’années, les mictions fréquentes et les envies impérieuses d’uriner étaient présentes. Il s'était produit à plusieurs reprises de la rétention nécessitant l'introduction d’une sonde qui, autant qu'on pouvait le savoir, évacuait une faible quantité d’urine.
Le toucher rectal révèle que l’espace rétro-prostatique était rempli d’un exsudat inflammatoire comprenant les deux vésicules
séminales et s'étendant jusqu’à . la capsule prostatique. Aucun rétrécissement. :
L’auteur admit que les symptômes vésicaux étaient dus à une : péricystite : on pratique une vésiculotomie séminale associée à une dissection périphérique, de manière à pouvoir drainer tout l’espace rétro-prostatique aussi complètement que possible. Après cette intervention on laissa la fistule sus-pubienne se reformer. La fermeture spontanée se fit au bout de trois semaines alors que les mictions par la voie naturelle se rétablirent. Un an après l’intervention, le malade écrit qu'ilest en meilleure santé qu'avant sa blennorragie. Il conserve les urines pendant un temps normal et les évacue sans aucun malaise. Fonctions sexuelles normales.