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périostose, externe, on aurait sans, doute, quelque, difficulié à. établir leur, formation et, leur, relation, avec, cette périostose. Cependant, ne serait-il pas permis de supposer à la face interne du crâne la produce tion, d'une, hyperplasie. semblable, comprenant l’encéphale et; y causant des douleurs profondes ?
IL. — Les douleurs profondes thoraciques sont fréquentes chez les syphiltiques ; elles, ÿ prennent, des: noms: suivant leur siège, et, leur étendue, la sternalque, la pleurodymie et la névralgie itercostale.
La, sternalgie a son foyer au, sternum. Ce foyer est parfois restreint ; parfois il a la largeur d’une pièce de: deux à cinq francs ; il peut se.limiter. à. la, tumeur ou, la dépasser de cinq à, six centimètres, M. Fournier a vu une malade sur laquelle, sans tumeur, la presque totalité du sternum: était le, siége. d’une sensibilité extraordmaire au moindre attouchement.
Le point douloureux sternal siège à la partie supérieure de Pos et tantôt à la pointe sternale où il prend le nom d’épigastralgie ou de æiphalque.
La pleurodynie syphilitique peut avoir deux caractères. Elle est localisée, très-circonscrite, spontanée, survenant même aü repos, exaspérée par les mouvements du thorax et surtout par la pression. C’est la forme la plus ordinaire. En voici deux exemples :
OBSERVATION 11. — Syphilides papuleuses hypertrophiques. Périostoses costale. Fièvre intermittente.
Marie B..., 26 ans, entrée à Fhôpital de Lourcine, le 7 décembre 1872; salle St-Louis, n° 10, grossesse de 5 mois... Syphilides papulo-hypertrophiques couvrant les grandes. lèvres. Trait.: vin, de quinquina, pil. de protoiodure, sirop d’iodure de potassium.
un
13 décembre. — La malade se plaint d'accès de fièvre intermittente quotidienne.
45 décembre. — Les accès de fièvre ont disparu, douleurs dans le côté gauche, depuis trois jours. |
19 décembre. — Périostose costale douloureuse au toucher, symptômes généraux négatifs.
25 janvier. — Sort en bon état, guérie des accidents.
OBSERVATION ut. — Syphilis au 3° mois, syphilides papulo-érosives. Périostose costale.
La nommée Célina L..., 35 ans, entrée à l'hôpital de Lourcine, le 3 novembre
4868, dans la salle Saint-Clément, n° 8.
Son mariparaît’ atteint de syphilis. Il y a deux mois, vaste plaie sur les grandes lèvres, avec induration, la plaie cicatrisée peu à peu.
Etat actuel. — Syphilides érosives dans le pli génito-crural et papules sèches sur la cuisse. Douleurs de tête depuis plusieurs jours.
Trait.: iodure de potassium, protoiodure.
10 novembre. — Eruption papuleuse sur tout le corps, douleurs sous le sein droit.
23 novembre. — Syphilides circum vulavires, disparues. Eruption croûteuse du cuir chevelu.
26 novembre. — Douleur fixe en un point très-limité d’une côte, précisément audessous du sein droit, on suit au même niveau une petite tumeur dure ; la vulve est saine.
4°r décembre. — La pleurodynie persiste.
6 décembre. — Céphalalgie et insomnie. Les douleurs de tête se montrent à 6 heures du soir et ne disparaissent que le matin.
Bruit de souffle intermittent dans les vaisseaux du cou, battement de cœur, fièvre, sueurs la nuit. Vin de quinquina comme traitement. É
Stomatite ulcéreuse en quelques points.
40 décembre. — Vulve saine. Les douleurs de tête reviennent.
27 décembre. — La céphalalgie disparaît.
8 janvier. — Les douleurs sont surtout localisées au frontal. La pleurodynie a cessé, la tumeur osseuse est diminuée mais persiste. | 15 janvier. — Exéat, malade indisciplinée.
La malade rentre de nouveau le 9 novembre 1869. Papules hypertrophiques légèrement ulcérées multiples des grandes lèvres et des fesses. — La périostose costale n'existe plus.
Traitement. Iodure de potassium, bain, liqueur de Labarraque,
4 décembre.— Exéat, guérie des accidents.
Les douleurs causées au thorax par la syphilis peuvent aussi, quoique plus rarement, revêtir la forme névralgique c’est alors la névralgie intercostale avec sa douleur continue et des élancements douloureux intermittents le long des espaces intercostaux avec son hypéresthésie cutanée, etc. Des points douloureux peuvent exister soit sur une périostose, soit sur un point circonscrit et non tuméfié d’une côte. Le point douloureux que nous avons rencontré le plus souvent chez les syphilitiques est le point dit latéral à la partie moyenne de l’espace intercostale.
… Nous avons déjà parlé du point antérieur sternal ou épisgastrique. Tous les mouvements du thorax exaspèrent ces douleurs, 1l en résulte une certaine gêne respiratoire. On peut voir même coïncider avec cette névralgie des troubles respiratoires nocturnes assez sérieux pour que M. Mauriac en fasse un asthme syphilitique; nous ne saurions en cette étude, établir la réalité de ce symptôme, encore moins en discuter la pathogénie, qu'il soit sous la dépendance directe de la maladie générale ou sous celle des névralgies costales ; 1l en est de même des troubles gastriques douloureux ou fonctionnels qui se rencontrent si souvent dans la syphilis.
Les douleurs syphilitiques qui ont des localisations autres que le
thorax ou le crâne ne présentent ni la même fréquence, m la même intensité, ni la même régularité de forme. Elles ont néanmoins toujours le même caractère double, la permanence et le renforcement intermittent de la douleur. Celle-ci a ses foyers et ses irradiations vagues qui suivant les points rappellent les névralgies eubitale. ou radiale fémoro-prétibiale de Chaussier, déjà mal déterminées par elles-mêmes,
Nous n’insistons pas davantage sur ce dernier ordre de douleurs.
Nous avons un instant laissé de côté notre périostose pour rappeler brièvement les douleurs syphilitiques, leur siège et leur caractère, nous ne l'avons point fait sans dessein. Les diverses périostoses sont toujours accompagnées de ces douleurs, mais malgré leur fréquence plus grande qu'on ne le croyait, elles sont bien plus rares que les douleurs syphilitiques elles-mêmes. Combien de fois ces dernières existent-elles en dehors des os et dans ceux-ci même elles sont loin d’être toujours accompagnées de lésions anatomiques manifestes. Il n’y a donc pas de rapport nécessaire entre nos périostoses et la douleur, et il est peutêtre téméraire de s’expliquer toujours les douleurs par la lésion osseuse. Il serait donc rationnel de croire qu’une seule douleur appartient nécessairement à la périostose, c’est la douleur qui lui est circonsérite. Quant aux autres, aux douleurs névralsiques, elles seraient un élément morbide indépendant de la lésion osseuse. Cependant, il arrive fréquemment que douleur circonserite et douleur irradiée disparaissent avec la tumeur.
Epoque d'apparition, marche, durée, ferminaisons. — Les périosioses dont les observations ont servi à notre travail, à exception des périostoses claviculaires, ont apparu dans les deux premières périodes de la syphilis. Sur nos 31 observations, huit nous montrent la périostose contemporaine du,chancre.
= Mo ‘Nous en donnons ici les dèux exemples suivants :
OBSERVATION 1V. — Chancres infectants, périostose frontale.
La nommée Sophie, 14 ans et 1/2, entrée à l'hôpital de Lourcine le 41 août 1868, salle Ste-Thérèse n° 13. Plaies vulvaires depuis trois semaines. IL y a trois mois, elle a eu des rapprochements avec son prémier et unique amant. Ce dernier était malade, dit-elle, mais elle ne savait pas de quoi. Le dernier coït remonte à un mois.
La malade n'est pas encore réglée.
Etat actuel. Grandes lèvres tuméfiées et indurées, trois érosions le long de la face interne et à base indurée, plaie ? à base parcheminée sur l'extrémité supérieure du clitoris.
Adénopathie inguinale très-marquée, soif vive. Amaigrissement.
Traitement : protoiodure, liqueur de Labarraque.
21 Août. Amélioration notable.
5 Septembre. Tuméfaction assez étendue du front, localisée depuis huit jours. Caractère particulier de la douleur qui vient sous forme de lancées.
Induration persistante de la grande lèvre droite.
; 7 Septembre. La malade se plaint d'une douleur fixe au tendon d'Achille, surtout à l'extrémité inférieure, autre douleur au niveau de la malléole externe périostose du péroné. La marche détermine de l'empâtement dans ces régions.
19 Septembre. Les douleurs du talon disparaissent.
22 — Exéat. La périostose frontale est dans le même état.
Rentre de nouveau le 23 juin.
On constate une papule érosive omiblicale, large plaque érosive de la commissure labiale. Les bosses frontales sont complétement effacées. Plaques amygdaliènes confluentes, menstruation régulière et surtout plus abondante depuis l'apparition de la syphilis.
99 Juin. — Pleurodynie gauche, douleur très-circonscrite à ce niveau. Périostose douteuse à la 7° côte.
5 Juillet, Exéat en bon état.
FO) Es
OBSERVATION v. — Chancre infectant, éruption syphilitique secondaire, périoslose frontale et pariétale.
La nommée Adriau de B. 95 ans, entrée à l'hôpital de Lourcine le 14 août 1868. Menstruation régulière.
: Etat actuel, chancres simples multiples situés sur Le clitoris, les grandes lèvres, le sillon vritullebral et au pourtour de l'anus. 14 Septembre. Amélioration.
45 — Cicatrisation très-avancée des ulcérations vulvaires, Ganglions dans laine droite.
2 Octobre. Herpès autour des grandes lèvres, chancre induré à l'entrée du vagin... Induration généralisée de la grande lèvre droite, ganglion volumineux dans l’aine du côté correspondant.
Cette nouvelle apparition fait croire à une double contagion.
4", chancres simples guéris aujourd'hui.
2°, chancre syphilitique actuel.
48 Octobre. Nombreux ganglions dans laine à droite, un seul à gauche. — Pilules de protoiodure, K I.
20 Octobre. Céphalalgie intense nocturne, localisée du côté droit et dans l'oreille.
Douleur au genou gauche exagérée par la pression.
23 Octobre. Les érosions herpétiques tendent à se cicatriser.
1% Novembre. On constate äu-dessus de l'apophyse orbitaire externe gauche une bosse arrondie peu saillante et douloureuse. =
3 Novembre. Induration persistante à la fourchétte. — Syphilides papuleuses circumanales.
4 Novembre. Depuis quatre ou cinq jours, la malade se plaint de deux points douloureux au crâne, et l'examen fait découvrir la présence de tumeurs arrondies peu saillantes, situées l’une en avant de la bosse pariétale droite au-dessus du pavillon de l'oreille, l’autre moins considérable au sinciput. Ces tumeurs sont sensibles au toucher, très-dures. Insomnie depuis quelques jours.
DANONE
T Novembre. — La céphalalgie disparaît et les papules multiples circumanales sont sèches, pour la plupart.
Les douleurs frontales s’apaisent.
40 Novembre. Petites granulations des ailes du nez, érosions sur les amygdales. — Cautérisation.
11 Novembre. Les bosses frontales disparaissent, mais la céphalalgie persiste.
48 — Douleur dans les gencives.
49 — Taches rouges, squameuses à la face, au menton et aux ailes du nez.
20 Novembre. Amélioration très-sensible des lésions de la vulve, les grandes lèvres sont moins volumineuses et plus souples.
12 Décembre. Eruption de papules dans le dos et sur le flanc droit, l’éruption faciale disparaît.
45 Décembre. Sensibilité exagérée le long de la colonne vertébrale, et douleur dans tous les membres.
On cesse les pilules.
20 Décembre. Douleur dans les genoux. — Alopécie.
925 — Exéat en bon état.
Une seule fois la périostose a paru après la cicatrisation de lPaccident primitif et avant les accidents secondaires. Vingt-deux périostoses se sont manifestées en même temps que de la roséole, des syphilides vulvaires papuleuses ou hypertrophiques, des syphilides pharyngées, la fièvre syphilitique, etc., en un mot en pleme période secondaire.
Leur mode d'apparition est msidieux. La tumeur suit toujours la douleur, et celle-ci est le seul signe qui les décèle; aussi ont-elles passé longtemps inaperçues et faut-il les rechercher avec une attention minutieuse.
Leur marche est lente ; elles s’accroissent Imsensiblement et disparaissent de même.
y (ous Leur erminaison constante à été là résolution. Jamais de ramollissement avec résorbtion consécutive, où avec suppuration, ou abcès
ouvert ou résorbé. Il à été rarement observé qu ’elle ait persisté à l'état dé tumeur permanente.
La plus grande durée en a été de cinq ans. Il s’agit d’une périostose de l'extrémité supérieure du cubitus, qui, apparue deux mois après le début du chancre, un peu avant d’autres accidents secondaires, persistait encore la cinquième année de la maladie. La durée minima a été de dix à quinze jours. Les durées moyennes sont de 4 à 3 mois.
La récidive au même lieu n’a été observée que trois fois. à
À ces symptômes essentiels douleur et tumeur se joignent quelques autres bien moins importants et moins nets. Nous voulons parler de
troubles fonctionnels spéciaux à la partie atteinte, la gêne et la douleur danslesmouvements : marche, mastication, appréhension, respiration etc.
Nous termimerons enfin ce chapitre par quelques réflexions sur les diverses douleurs et accidents, que l’on pourrait attribuer à de la périostose. Toutes les douleurs osseuses, dites ostéalgies qui sont nettement circonscrites, et qui ne sont accompagnées d'aucune tumeur, ne coexistent-elles pas avec un trouble nutritif dans la parie douloureuse? Ce trouble nutriif ne peut-il pas être considéré comme une périostose arrêtée à son premier degré et trop peu intense pour apparaitre audehors sous forme de tumeur.
Cette hypothèse plausible à ce qu'il nous semble, peut s'appliquer aussi à bien des arthralgies. Ces douleurs articulaires, si fréquentes dans les commencements de la syphilis, se produisent dans toutes les articulations ; mais surlout à la scapulo-humérale, à la fémuro-tibiale, aux coudes, aux poignets et à l'articulation tibio-tarsienne. Ces douleurs articulaires ne sont accompagnées d'aucune lésion extérieure,
manifesté ; mais souvént elles se peuvent assez bien circonserire en un point d’une extrémité articulaire. Cest en ce point, qu’existerait la lésion: Îl arrive souvent, du reste; que les douleurs articulaires vagues, dont se plaignent st volontiers les syphilitiques se peuvent, par un exàmen attentif rapporter à des lésions articulaires, parmi lesquelles on trouve parfois une périostose, dont on ne s’élait point douté. |
vu syphilis. dès ses premières périodes n’a pas seulement la douleur comme trouble nerveux. Il n’est pas rare qu’elle donne lieu à des troubles complexes du système nerveux. Ce sont des engourdissements d’un membre, des attaques épileptiformes répétées, des hemiplégies et des paraplégies. M. Dubuc (1) a publié un exemple d’engourdissement précoce | dont voici le résumé.
Homme de 30 ans, robuste. À partir du deuxième mois à dater de apparition du chancre, (après un traitement mercuriel de quinze jours seulement), poussées successives de syphilides puro-crustacées ulcéreuses. Au sixième mois sentiment de faiblesse, d’engourdissement, de demi-paralysie dansle membre supérieur gauche périostoses tibiales.
L'observation suivante renferme un exemple d'attaques épileptiformes pendant la période secondaire; celles-ci étant accompagnées d’une périostose sternale.
OBSERVATION Vi. — Syphilide des grandes lèvres, Périostose sternale. — Accidents nerveux particuliers. — Epilepsie.
Berthe C..., salle St-Clément, 18 ans, couturière, entrée le Aer juin 1869. Pas d’antécédents syphilitiques, pas de grossesse. Malade depuis 2 mois, mais pas de renseignements sur l'accident primitif. Aucun antécédent nerveux ni pour elle-même, ni pour sa famille.
On constate une syphilide papulo-érosive des grandes et des petites lèvres ; un
(1) Des Syphilis malignes précoces. Thèse 1864.
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ganglion assez volumineux, à l'aine droite, quelques papules sur la face interne de la cuisse du même côté. |
Depuis quinze jours douleurs très-vives dans la région sternale, puis, apparition spontanée d’une élévation considérable au niveau de l'articulation de la première avec la deuxième pièce du sternum.
5 juin. — Production de spasmes singuliers limités au membre supérieur droit, ce sont de véritables convulsions toniques, passagères, accompagnées d'analgésie des membres et de tremblement des mâchoires. Dans une crise, il a été constaté dans le membre inférieur droit de véritables contractions toniques.
Pil. de protoïodure.
5 juillet. — La malade se plaint de douleur au-dessous des seins.
9 juillet. — Adénopathie cervicale naissante. Céphalalgie, nausées.
16 juillet. — Les douleurs au-dessous des seins s'exacerbent, et la périostiste sternale qui avait diminué tend à reparaître (lodure de potassium).
7 août. — La malade va mieux.
16 août — La périostose est affaissée, plus de douleurs. 22 août. — Attaque d'épilepsie parfaitement caractérisée. 8 septembre. — Nouvelle attaque d’épilepsie.
11 septembre. — Les douleurs se montrent de nouveau à la partie supérieure du sternum où on constate une tumeur à base large, sans changement de coloration à la peau (Jodure de potassium, protoiodure).
42 septembre. — Troubles de la sensibilité dans la jambe et les pieds.
16 septempre. — La tumeur sternale est moins douloureuse et tend à disparaître. :
43 octobre. — Spasmes dans le bras ; troubles de la sensibilité générale.
12 novembre. — Attaque d'épilepsie.
15 novembre. — La tumeur du sternum est presque complétement affaissée. Sort de l'hôpital.
10 mai 1870. -— La malade rentre de nouveau, elle n’a plus suivi de traitement,
elle présente des papules hypertrophiques confluentes, à la vulve et sur la marge de l'anus.