LEUR ESPRIT, LEUR CARACTÈRE
. Le gouvernement a présenté à la Chambre des pairs, dans la séance du 44 mai 1844, un projet de loi contenan : Hi 1 |
« Une série de mesures ayant pour but de préparer la population noire à la liberté et d’établir les conditions principales du régime intermédiaire par lequel les noirs seront préparés à prendre place dans la société coloniale. » |
On lit encore dans l'exposé des motifs la déclaration formelle : « que la pensée des Chambres , comme celle du gouvernement, est d’écarter tout mode de libération immédiat et absolu. » |
Le rapport à la Chambre des pairs du 5 juillet 1844 s'associe à cette pensée. L’honorable rapporteur, M. Mérilhou, s'exprime ainsi :
« Une émancipation générale et simultanée Jjetterait tout à coup une population immense dans les dangers de l’oisiveté et frapperait subitement la source de la production. |
» Une émancipation graduelle et progressive n’amènera à la liberté que des hommes préparés pour cette grande transformation. »
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Dans le cours de la discussion (séance du & avril), M. le ministre de la marine et t des One a dit:
«Je ne Gine pas Au on res ici les raisons qui ont déterminé le cabinet à s'abstenir de prendre une résolution sur une des questions de l’époque la plus ardue, la plus complexe, et le plus en contact avec nos intérêts politiques, commerciaux et financiers.
» Ce que je veux bien établir quant à présent, c’est que, la résolution étant prise de n’adopter, pour le moment, ni l’un ni l’autre des deux projets de la commission des affaires coloniales, il restait au gouvernement un devoir à accomplir, c'était de reprendre, en decà de tout système d’émancipation , l’œuvre d’amélioration et de progrès que lui avaient léguée les administrations précédentes. | | |
» Nous avons la ferme conviction qu’en decà comme au delà des mesures que nous proposons il y aurait dommage, trouble et agitation, pour la société coloniale; que nous sommes dans le juste et dans le vrai; et que nous faisons aux divers éléments dont cette soclés se
compose la part que commandent la prudence et la bonne politique. »
M. le président Barris, membre de la commission , séance du 40 avril :
« L’émancipation par la voie de l’action gouverne mentale , par la voie de catégories résultant d’une dispo-