VI. Photismes numériques
En laissant de côté quelques personnes chez lesquelles les nombres n'ont que des couleurs d'emprunt provenant des voyelles entrant dans leur nom, il s'est rencontré 23 sujets offrant pour les neuf premiers nombres un total de 1 59 photismes, dont la répartition entre les diverses couleurs assigne à ces dernières un ordre de fréquence très différent de celui qu'elles présentent pour les jours ou les lettres. (V. tableau IX, page suivante).
Un grand nombre de ces photismes peuvent à la rigueur s'expliquer par des transferts de couleur. On trouve par' exemple que dans la plupart des cas la nuance du nombre 1 est la même que celle de a la r^ lettre de l'alphabet, ou de u qui entre dans le mot un, ou de i dont le signe graphique est si souvent semblable au chiffre 1 . Pour les autres chiffres aussi, on trouve quelques photismes attribuables à des emprunts analogues plutôt qu'à la valeur ou l'idée abstraite du nombre. Le rôle de ces associations verbales semble;
éclater surtout dans la grande abondance des 2 bleus. Chose curieuse, celte préférence pour la couleur bleue se retrouv. au total chez le 6 et le 8, bien qu'il n'y ait (ju'un cas où cc-^ chiffres soient tous trois bleus en même temps. Quelle excellente occasion de faire intervenirl'Inconscient, en supposant que, surtout lorsque 2 n'a pas de photisme bleu conscient, il tend néanmoins à suggérer cette couleur, et qu'à la faveur d'un secret raisonnement mathématique elle reparaît avec