‹ Des phlegmons angioleucitiques du membre supérieurChapitre 3 sur 18 · LYMPHATIQUES PROFONDS DU MEMBRE THORACIQUE · texte numérisé non relu

LYMPHATIQUES PROFONDS DU MEMBRE THORACIQUE

Les lymphatiques profonds suivent le trajet des vaisseaux sanguins. Chaque artère est ordinairement accompagnée de deux troncs lymphatiques, de même qu’elle est accompagnée de deux veines.

On peut les diviser en : radiaux, cubitaux, interosseux postérieurs, interosseux antérieurs, brachiaux.

Les troncs satellites de V artère radiale émanent des parties profondes de la paume de la main, très-probablement des muscles de cette région (et du tissu cellulaire.)

' Quelle que soit leur véritable origine, les deux troncs satellites de l’artère radiale suivent d’abord un trajet différent :

’ l’un accompagne l'arcade qMlmaire profonde, contourne la J tète du premier métacarpien pour se porter sur le côté externe I du carpe et arrive à l’avant-bras où il se place sur le côté ex- I tcime de l’artère radiale; l’autre, dont l’origine est moins proi fonde, suit, d’après le dessin que nous a laissé Mascagni, le S trajet de l’artère radio-palmaire et gagne aussi l’avant-bras où \ il se place sur le côté interne cle la radiale. Tous deux montent

I ensuite jusqu’au pli du coude en s’anastomosant. Dans leur 1 trajet antibrachial, ils traversent un ou deux petits ganglions ) dont l’existence n’est pas constante.

Les vaisseaux satellites de l'artère cubitale naissent par

1 trois racines : la première, parallèle à l’arcade palmaire superficielle, la seconde, parallèle à la branche palmaire profonde de l’artère ; la troisième, parallèle à la branche dorsale; de leur réunion résultent ordinairement deux trojics qui sui-^

L'ciiù cj'iictcincnt Ut dircctiou des vcùsscttux seing unis et uvrivenl au pli du coude aprùs avoir traversé chez quelques sujets un ou deux ganglions d’un Irès-pelitvolume.

Les vaisseaux satellites de V intevosseuse jjostérieuve et de l’iii- 'crosseuse .antérieure Y\aiment se joindre, vers la partie supérieure de l’avant-bras, à ceux des artères radiale et cubitale, afln de concourir à la formation des troncs qui accompagnent l’artère brachiale. »

Maintenant que nous connaissons d’une façon complète la distribution des lymphatiques des doigts, de la main et de l’avant-bras, nous allons faire un résumé comparatif avec la division anatomique de la main faite par Bauchet, division sur laquelle cet auteur appelle toute l’attention et qui a servi de base à sa pathogénie des inflammations de la main et dont jamais on ne s’est écarté jusqu’à ce jour. Si, comme nous en avons la conviction absolue, par l’anatomie descriptive pure, nous établissons d’une façon irréfutable que la distribution des réseaux et des vaisseaux lymphatiques de la main correspond scrupuleusement à la topographie tracée par Bauchet. es assises fondamentales de notre travail seront posées. Les déductions pathologiques en découleront tout naturellement sans qu’on puisse nous adresser le reproche d’avoir inventé.

Donc, si nous prenons les quatre départements delà main de Bauchet, nous voyons que ces quatre régions secondaires sont occupées par des réseaux et des troncs lymphatiques dont les trajets sont connus.

En résumé : La région thénarienne, située en dehors de la branche thénarienne de l’M et répondant à l’éminencc thénar, et la région digitale externe, correspondant au petit évasement de l’M et à la racine de l’indicateur, sont occupées par le faisceau antérieur, par le gros tronc lymphatique central qui traverse l’aponévrose palmaire moyenne, et qui converge, en cheminant entre l’aponévrose palmaire moyenne elles tendons fléchissours des doigts, vers 1 adduc-

leur du pouce pour contourner le bord externe de la main et pour monter ensuite sur la face dorsale du premier espace interosseux où il s’anastomose avec les lymphaticfues du pouce et de l’index.

A la région digitale interne, répondant au médius et surtout à l’annulaire et à l’auriculaire, correspondent les troncules inférieurs qui descendent dans les espaces interdigitaux, puis se réfléchissent pour monter sur la face dorsale du métacarpe où ils s’unissent aux lymphatiques des doigts.

La région hypothénarienne, correspondant à l’éminence hypothénar, au grand évasement de l’M, est sillonnée par les troncules internes qui contournent le bord cubital de la main.

Enfin, nous connaissons le trajet des lymphatiques profonds qui s’accolent aux arcades superficielle et profonde, qui accompagnent les artères cubitale et radiale et qui sont ! directement en rapport avec les gaines tendineuses, sans . compter le gros lymphatique qui passe sous l’adducteur du pouce.

Si je suis revenu sur ces détails, c’est qu’ils sont d’une I importance capitale dans la discussion que nous établirons i à propos des théories émises sur les inflammations superfij cielles et profondes de la main. Je ne veux rien omettre et, I dût-on m’accuser de répétition, je veux établir nettement ces )j points fondamentaux.

- Mais ce n’est pas tout. Après avoir décrit scrupuleusement î les vaisseaux lymphatiques visibles à l’œil nu, il me reste t une étude plus délicate, plus minutieuse, dont l’importance 3 est peut-être plus grande au point de vue de certaines affec- 1 lions de la main et des doigts, je veux parler de l’étude i microscopique des vaisseaux lymphatiques de la peau de ces I organes.

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