‹ Des phlegmons angioleucitiques du membre supérieurChapitre 9 sur 18 · ANGIOLEUCITE DU DOS DE LA MAIN · texte numérisé non relu

ANGIOLEUCITE DU DOS DE LA MAIN

« L’inflammation, écrit Bauchet, ne reste pas limitée au point où elle a pris naissance; mais, arretée par ces brides fibro-celluleuses, elle se propage dans le tissu cellulaire voisin qui ne lui offre nul obstacle. Elle gagne les espaces interdigitaux, surtout le tissu'cellulaire du dos de la main. Dans cette région, elle est à son aise et s’y étalé avec une grande rapidité. Les phénomènes auxquels elle donne lieu viennent confirmer la théorie de physiologie pathologique qui vient d’ètre esquissée à grands traits. »

L’observation est clinique, M. Ghassaignac la confirme;

mais je crois que l’oii doit l’expliquer d’une tout autre manière en s’appuyant encore sur l’anatomie. Que voit-on sur les figures de M. Sappey? Que les espaces interdigitaux sont le rendez-vous des vaisseaux lymphatiques qui viennent des régions métacarpo - phalangiennes ; que dans ces espaces il y a une agglomération de ces vaisseaux qui vont ensuite se rendre sur le dos de la main et sur l’avant-bras. Ces vaisseaux sont-ils atteints d’inflammation ; y a-t-il tronculite ou péritronculite : comme ces vaisseaux se touchent, l’inflammation sera plus intense, et le pus se formera là même où est le summum de la phlegmasie.

Les vaisseaux de la région hypothénarienne gagnent de même la face dorsale de la main et le bord interne de l’avantbras.

Enfin la remarque faite parM. Ghassaignac et Bauchet,que les abcès s’ouvrent le plus souvent sur les faces latérales des doigts, parce que la peau y est plus fine, s’explique encore plus naturellement par la présence des vaisseaux lymphatiques collatéraux des doigts.

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