OBSERVATION IV
forme, évidente, d’un rouge cuivré, un peu squameuse; de même au coude et au bras, mais pas à l’avant-bras, où la teinte reste violet brun sans squames. :
M. Charles Leroux a observé des lésions multiformes : Purpura généralisé, stomatite pemphigoïde hémorrhagique, troubles trophiques des ongles consécutifs à l’ingestion d’un gramme d’antipyrine. Or, depuis plusieurs Jours, la malade, une fillette, prenait cinquante centigrammes d’antipyrine régulièrement pour une coqueluche. Un soir, elle en prit un gramme et les accidents se déclarèrent. Il faut admettre dans ce cas, comme le pense M. Besnier que l’organisme était saturé et que ce gramme n’a été que la cause occasionnelle de ces accidents imminents.
Il est à remarquer que plusieurs auteurs constatent que l’éruption se produisit au moment des règles, il ne faut y voir qu’une relation de co-existence, beaucoup de femmes ayant l'habitude de combattre par l’antipyrine les douleurs de la période menstruelle.
Néanmoins, pour M. Paul Raymond (Société de Dermatologie, 3 mars 1894), il existe des éruptions érythémateuses semblables à celles que produit l’antipyrine qui ne reconnaissent d'autre cause que la menstruation sans qu'aucun médicament intervienne. | Elles apparaissent et cessent avec les règles, laissant parfois de la pigmentation.
Pigmentation dans les éruptions papulo-vésiculeuses. — Les placards pigmentés vésiculeux se font remarquer par leur petit nombre : l’éruption est essentiellement discrète, ainsi que l'indique le tableau suivant :
— 4e Observation de MM. Brocq. Malade n° 1 2 placards — id nd 2 1e — id n°3 3 — — Guillioud | A7 ur — Jullien 8 — Morel-Lavallée T — -— Ducaslel 4 — — Hallopeau 2 —
Le maximum aiteint a été 8. Au contraire certaines éruptions bulleuses sont remarquables par leurs éléments. La malade que nons avons suivie est couverte de taches de différentes couleurs.
EAU: Brocq attache une grande importance au nombre minime des taches. Il signale comme second caractère de ces lésions leur distribution sur la surface du corps. « Les taches, dit-il, siègent çà et là sur le corps sans aucune symétrie ; elles sont d'ordinaire peu nombreuses. Plusieurs auteurs les ont vu se produire et persister sur la face, ce qui ne laisse pas d’ennuyer fortement les malades. « Celui de M. Ducastel avait sur la paupière gauche une large tache érythémateuse avec bouffissure de cette paupière. C’est une tache arrondie, de couleur lie de vin, avec centre œdémateux et infiltration blanchâtre. » Notre malade a des macules brunâtres autour des paupières, près de l’angle de l'œil. Les articulations phalangiennes sont très souvent atteintes.
Enfin, M. Morel Lavallée note, comme prédisposés, ainsi que Wyss l’a fait pour l'arsenic, les points soumis à des frottements ou pressions. « Leur disposition n’affecte aucune
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symétrie, mais tous sont concentrés aux points où les frottements et la pression s’exercent au maximum, à savoir deux à la collerette du cou, trois sur la ligne de la ceinture, un à l'abdomen sous la pointe du corset, le dernier sur le grand trochanter droit, j'ignore pour quel motif. »
Les bulles ont été signalées nombre de fois sur la muqueuse buccale : elles n’y ont jamais laissé de pigmentation.
Forme. Dimensions. — La forme des placards est, en général, ovalaire ou ronde, leur grand axe étant le plus souvent dirigé dans le sens transversal ; tantôt, cas de M. Brocq, les bords sont nettement délimités, et la couleur tranche alors sur la peau saine ; tantôt, cas de M. Morel Lavallée, les contours sont simplement estompés, et la pigmentation disparait, mourant à la périphérie. M. Morel Lavallée signale un changement dans le passage de la phase aiguë congestive à l’état chronique: « Tous ces placards d’une orbicularité parfaite au moment des poussées érythémateuses et à bords très nets, figurent aujourd’hui, des ovales très nets, estompés en gris noir, terre de sienne jaune fauve sur la peau ambiante. »
A la face et aux membres, les taches sont en général plus pelites, elles ne dépassent guère les dimensions d’une pièce de cinquante centimes à un franc. A la ceinture et sur le tronc, elles sont plus grandes, 2 à 3 centimètres et demi (Morel Lavallée) 8 centimètres de diamètre transversal sur 5 centimètres de diamètre vertical.
Couleur. — Quant à la couleur on peut dire qu’elle varie suivant une foule de nuances. [suffit, pour s’en convaincre, de relever les notes des différentes observations.
M. Ch, Leroux à vu, à la suite d’un érythème bulleux,