‹ Des plaies de la têteChapitre 20 sur 36 · C. Moteur oculaire commun · texte numérisé non relu

C. Moteur oculaire commun

Lorsqu'à la suite d'une lésion traumatique on voit survenir des signes de paralysie de la paupière supérieure et des muscles droit interne, droit inférieur, droit supérieur, élévateur de la paupière et petit oblique de l'œil, il j a présomption d'une lésion de la troisième paire,

M. Brodie cite des exemples de prolapsus de la paupière supérieure gauclie résultant d'une compression de la troisième paire immédiatement derrière le sinus caverneux gauche. [Meclico-chirurgical Review , vol. ix,p. l\\b.)

D. Nerf facial.

La compression traumatique du nerf facial dans les fractures du rocher dont elle est un des signes les plus importants, est un fait aujourd'hui bien connu, mais dont les observations offrent toujours de l'intérêt.

Observation LVIII.

Un individu se frappa la tête contre une roue de voiture ; il en résulta une ecchymose à la joue gauche et aux tempes, accompagnée d'une hémorrhagie par l'oreille et d'une paralysie des muscles animés par la portion dure de la septième paire.

Celle personne s'est rétablie dans l'espace de trois mois. 11 est très probable qu'il y avait compression de ce nerf, et non pas compression cérébrale.

Cet exemple est analogue à ceux décrits par M. Bell. C'est surtout pour des faits de ce genre qu'il faut user

d'un doute rigomcux d n'ailmellrc le titre de l'obscrvnlion qu'avec toutes les réserves convenables.

A'. Ncir.iuiJilif.

Observation LIX.

Fêlure du tràno. — Déchirure du nerf audili'". — De l'arlfre mi'-ningée moyenne.

Un homme de NÎngl ans tomba d'une hauteur de 10 pieds et perdit connaissance. On lui fit une saignée et une application de sangsues. Le lendemain il no lui restait qu'un peu de niai de lêle et de la surdité du côté droit. Le troisième jour la douleur de tête devint très vive, avec faiblesse des membres. Le quatrième, il fut amené à l'hôjiilal où l'on constata une contusion du cuir chevelu, et un peu de douleur dans les membres.

60 sangsues furentapplicpiées aux apophyses mastoïdes. Le cinquième jour, on diagnostique un enfoncement des os du crâne à la région temporale, et un foyer sanguin à sa surface. Deux saignées, émétique en lavage; presque plus de céphalalgie le lendemain. Le sixième jour, accidents plus graves ; mort sans symptômes de compression.

Autopsie. — On trouve, .au lieu indiqué, un décollement du périoste; une fêlure commençant sur le coronal, à un pouce du pariét;il, descendant obliquement en arrière, traversant la fosse temporale, divisant la cavité glenoïdo du temporal, cl séparant le sommet <}i\ rocher de manière que le nerf auditif était rompu. Il n'\ avait point d'enfoncement. Entre le ci âne et la dure-mère se trouvaient environ deux onces et demie de sang. L'artère méningée moyenne était rompue; le fracture travcrs;iil son canal; une petite esquille faisait saillie contre elle, cl était probablement la cause de la rupture. (Obsrnallon rapportée par M. Boiidet. Soc. anal.

F. Lésions irauinaiiiiuis tles nerfs glosso-pharyngitn , ntMf vague, hypoglosse , spinal et fous-occipi'al.

Observation LX.

Un grenadier reçut un coup de lance qui traversa le crâne (sans produire d'éclals) au point de réunion de l'angle postérieur et supérieur du pariétal gauche et do l'occipital , et pénétra profondément dans la substance cérébrale.

La lance fut retirée quelques heures après, et la blessure marcha rapidement à la cicatrisation ; intégrité intellectuelle , mais avec abolilion fonctionnelle des nerfs glosso-pharyngien , nerfs vague , grand hypoglosse , spinal et sous-occipital.

Aphonie; dysphagie ; odorat et goûta peine sensibles; paralysie partielle des muscles du larynx; contraction des muscles accessoires à la fonction respiratoire, afin de i -nédier à la dyspnée; le diaphragme était aussi paralysé, el ne put concourir à la dilatation de la cavité Ihoracique ; de là, absence complète des mouvements abdominaux d'élévation et d'abaissement qui correspondent avec l'action des muscles respiratoires ; le pharynx, l'œsophage et i'estomac sont plus ou moins paralysés ; de larges doses d'émélique ne produisent pas le vomissement; il peut à peine manger. ( Larrey , vol. iv, page 5oo , 1817.)

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