COMPRESSION
Pour se former des idées exactes et propres à servir de guide dans la pratique , il ne suffit pas d'apprécier un phénomène dans son caractère principal , il faut encore s'enquérir de toutes ses particularités. La compression , surtout, a besoin d'être appréciée dans tous les détails du phénomène. Combien de temps, par exemple, une compression au degré de produire l'état léthargique , peut-elle subsister sans déterminer la mort du sujet? On sait que les compressions traumatic|ues portées à ce degré sont assez généralement mortelles en peu de temps. Dans les recherches que j'ai fiiites sur la question de savoir à quelle époqile succombent les malades par le fait de la compression traumatique, j'ai <''t<'' frap})é du long espace
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de temps pendant lequel l'état léthargique pouvait se continuer sans déterminer la mort. C'est sous ce rapport que l'observation suivante m'a paru digne d'intérêt.
Observation LXXII.
Un matelot de la marine anglaise tombe du màt sur le pontd'un vaisseau en pleine mer. Il fut relevé sans connaissance. Peu de temps après, le vaisseau arrive à Gibraltar; on transporte le blessé à l'hôpital de celte ville, où il reste plusieurs mois dans le même état. Plus lard on l'envoie en Angleterre (à bord de la frégate Dolphin). Enfin , arrivé à l'hôpital de Saint-Thomas, à Londres, il était toujours dans un état d'insensibilité complète , couché sur le dos, avec dyspnée , pouls normal, mouvement des doigts correspondant exactement avec les battements artériels, de sorte qu'on pouvait compter les pulsations artérielles par les mouvements des doigts. S'il avait besoin d'aliments, il agitait ses lèvres ou sa langue. M. Cline trouva une dépression au crâne.
Treize mois après l'accident, M. Cline lui fit l'opération du trépan, et releva la portion déprimée du crâne. Aussitôt on vit le mouvement des doigts s'arrêter. Trois heures après, la volition et la sensation étaient revenues. Quatre jours après l'opération, il put se lever et parler. Puis, quelques jours après, il put dire à quelle époque il était entré au service, son départ de Falmouth pour la Méditerranée; mais du moment de l'accident jusqu'à celui de l'opération faite par M. Cline, il y avait abolition de la mémoire et amoindrissement de presque toutes les fonctions, tant de la via organique qu'intellecluelle. {Medico- Chir. Reuieiv , t. 1 , 1824, p. 471O
Observation LXXIII.
adulte. Chute sur la tête dont il est résulté une fracture avec dépression d'un fragment ayant 2 pouces 1/9
uG dans son plus grand diamèlre, i pouce i/y dans son j)lu5 petit diamèlre , cl qui était déprimé de "1/4 de pouce. Les premiers symptômes ont disparu au bout de six semaint's ; il reprend ses aiï.iires; «léveloppemenls de phénomènes nerveux; augnu-ntation de ces |)liénomèries pondfint trois ans; opcratioa du trépan, on soulève l'os déprimé ; soulag(^mement ; guérlson. ( Medico-Cliintr^ical Re\>iew <\q Johnson, vol. jx, pag. 42G. Fait lapporlé par sir E. Home dans les Trcms. philos. 18 14-)