‹ Des plaies de la têteChapitre 31 sur 36 · GANGRÈNE TRAUMATIQUE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

GANGRÈNE TRAUMATIQUE DU CERVEAU

En présentanticila gangrène comme conséquence de l'inflammation , je n'ai pas vouia dire que linflammation fût un préliminaire obligé de la gangrène, et que la gangrène du cerveau fût toujours un effet et une terminaison de l'inflammation de ce viscère. Je pense que, dans certains cas, elle est produite par une interruption de circulation, par exemple la rupture et l'obliléralion de vaisseaux allant se rendre à la partie de l'organe que l'on trouve atteinte de gangrène.

L'observation ayant appris que la gangrène du cerveau et de la dure-mère n'est pas un obstacle absolu à la guérison, on ne doit pas renoncer à l'emploi de tout agent tbérapeuti(iue, alors qu'on a reconnu rexislcncc de celte lésion. Le traitement consiste à faciliter réliniiiiation des parties frappées de mort; dans ce but on favorise la sortie niéc;aiique en prati(|uant au crâne nneonverturesnilisante,

en extrayant les parties escarrifiées à mesure qu'elles se séparent des parties vivantes, en employant les injections détersivps et les substances balsamiques.

Alors même que l'inflammation se termine d'une manière fâcheuse, on voit quelquefois l'organisme développer de puissants effortspourla conservation de la vie. Le travail de cicatrisation déjà commencée que l'on peut observer alors devient extrêmement instructif pour apprécier le mode suivant lequel la guérison pourrait survenir dans des cas plus heureux.

Dans l'observation suivante , ou voit une portion du cerveau se couvrir de granulations après la chute d'une escarre gangreneuse, et la cicatrisation marcher comme dans les autres régions du corps.

Observation CXI.

Le malade dont M. Bouchacourt rapporte l'observation fut grièvement blessé à la tête; il y eut fracture du crâne avec déperdition de substance cérébrale , contusion et issue d'une portion de substance cérébrale; inflammation avec gangrène et suppuration , ouverture fistuleuse communiquant avec le ventricule latéral gauche , et tout cela sans altération dans la sensibilité et la motilité. Mais ce qu'il y a de plus remarquable, c'est un commencement de cicatrisation. Les portions gangrenées du cerveau s'étaient détachées, et vers le trentième jour, la portion de la plaie correspondante au cerveau se trouvait nette, vermeille, recouverte de granulations un peu molles, se continuant à la circonférence avec celle des téguments et du tissu cellulaire péricrânien ; mais ces dernières étaient plus denses , déjà recouvertes de la pellicule des cicatrices ; la saillie de la substance cérébrale allait à deux

ou trois lignes. Tic nie-deux jours après r.ncridciit . \:\ pellicule de la cicatrice gagna presque toute la surface de la plaie cérébrale qui se rétrécit tous les jours; les bords de la peau sont attirés vers le centre, même un peu retournés en dedans.

Cependant des accidents étant survenus, le malade meurt avec des symptômes épileptilbrmes.

La plaie égale en surface l'étendue d'une pièce de 5 francs, entièrement recouverte par une fausse membrane rosée, bien organisée, légèrement inégale , se continuant sur les côtés avec la cicatrice de la peau et du périoste, qui est rouge et épaisse. Elle recouvre l'os auquel elle adhère en plusieurs points. La dure-mère adhère à la surface interne des os, autour des ouvertures qui les traversent, par de taosses membranes rougeàtres qui viennent se confondre dans la cicatrice. Derrière , et se continuant avec elle , se trouve le cerveau plus dur , plus rouge, parcouru par un plus grand nombre de vaisseaux que les couches suivantes qui vont en se ramollissant insensiblement vers le corps strié. Une couche pseudo-niembraneuse jaunâtre tapisse le ventricule et fait adhérer en plusieurs points le plexus choroïde à la substance cérébrale. Vers l'un de ces points , de nombreux vaisseaux d'apparence veineuse et de récente formation établissent une continuité entre les deux parties. (^Société atuitomique. Bouchacourt.)

SECTION CiNQUIÈiME.

TROUBLES NERVEUX DÉPENDANTS DES LÉSIONS TRAIMATIQUES DU CRANE ET DE L'eNCÉPHALE.

.J'ai rangé sous ce nom divers phénomènes dont il n'est pas facile de faire un groupe bien homoL;ènc, mais qui du

'97 moins oÔrent ceci de commun , qu'on les voit succétler aux lésions traumatiques de la tête. Je sais que l'on pourra être choque de trouver ici le rapprochement des diverses lésions que j'ai réunies sous le nom de troubles nerveux; mais dans l'impossibilité de les rattacher à des divisions plus généralement reçues , et d'ailleurs aj^ant soin de dire que je n'attache aucune importance à ce rapprochement, j'ai cru pouvoir adopter l'ordre suivant. Ce sont des choses que je place les unes à côté des autres , mais que je ne cherche pas à lier entre elles.

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