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M. Verneuil constate une particularité intéressante dans le caillot terminal qui, en apparence, obturait efficacement la veine au voisinage immédiat de la plaie. Ce caillot est ramolli et diffluent à son centre, et il aurait pu alors être traversé par les liquides septiques de la plaie.
Le réseau des veines poplitées accessoires était libre de tout obstacle et s'abouchait au loin en plusieurs points avec la veine poplitée principale.
Observation II. — M. Verneuil a disséqué les tronçons des muscles jumeaux et soléaire dans un moignon d'amputation de la jambe datant de sept jours; voici ce qu'il a vu :
La surface de section des muscles était déjà détergée et recouverte de bourgeons charnus d'assez bon aspect. L'induration inflammatoire s'étendait au tissu musculaire dans l'étendue de 1 0 à 1 2 millimètres environ. Au-dessus, la fibre charnue était tout à fait saine. Découvertes de haut en bas, les veines intra-musculaires assez volumineuses, comme c'est leur habitude, étaient saines, perméables et à demi remplies de sang fluide. Au niveau de la partie indurée des muscles on trouvait, au contraire, des caillots fermes et bien formés. Cependant ils remplissaient à peine la moitié ou les deux tiers de la lumière des vaisseaux, ils y flottaient en quelque sorte, libres de toute adhérence, sauf à leur extrémité périphérique, c'est-à-dire au niveau de la section de la veine par le couteau. En ce point l'adhérence avait lieu, mais dans l'étendue de 1 millimètre à peine. La moindre ulcération, le moindre ramollissement de la membrane granuleuse aurait facilement détruit cette frêle attache de caillots dont la migration n'aurait pas rencontré d'obstacles.