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est le point faible du faisceau des conducteurs nerveux. Au lieu de se soutenir mutuellement, ils sont isolés ; au lieu d'être rectilignes, ils suivent une direction quelque peu incurvée ; au lieu d'être protégés par un névrilème dont la ténacité résiste aux tractions, il est dépouillé de la tutelle des éléments fibro-aponévrotiques et même élastiques. Aussi ces délicates racines rachidiennes sont-elles séparées en quelques points, distendues ailleurs, profondément modifiées partout On ne peut s'étonner que la conductibilité, ainsi altérée, ne transmette plus les perceptions aux centres supérieurs dont les neurones inférieurs manquent de leur élément principal (1).

(1) M. MARINESCO rappelle que, dans un travail antérieur, M. BALLET et lui ont montré que les lésions se produisant dans le noyau de l'hypoglosse du lapin, après l’arrachement du nerf hypoglosse, diffèrent de celles dues à la Section du nerf du même nom.

Ils avaient constaté chez le lapin, trente jours après l’arrachement, une atrophie définitive des cellules du noyau du côté correspondant au nerf arraché. M. Marinesco a repris ces expériences chez le chien, et, cette fois, il a arraché non seulemént des nerfs cräniens, mais aussi des nerfs spinaux. Comme le résultat de ces expériences lui a permis de constater la présence de détails nouveaux, il vient les faire connaître. Il faut dire que les lésions consécutives aux tentatives d’arrachement sont différentes suivant leur évolution et surtout devant Le degré plus ou moins complet de l’arrachement du tronc nerveux. En effet, s'il n'y a pas eu arrachement complet, mais seulement un déchirement du nerf avec résection de celui-ci sur un trajet plus ou moins long, les lésions se rapprochent beaucoup plus de celles que déterminent les sections nerveuses.

Donc, en admettant qu’on ait arraché complètement le tronc d'un nerf, le sciatique, par exemple, voici ce qu'on remarque au bout de dix jours. La plupart des cellules de la corne antérieure correspondant au côté du nerf arraché sont tuméfiées et présentent un état de pâleur variable que l'on peut désigner du nom d'achromatose, parce qu'il ne reste plus d’élément chromatophile dans les cellules. Le cytoplasma offre une teinte bleuâtre uniforme, un peu opaque, donnant, parfois, l'impression du verre mat. Les prolongements protoplasmatiques présentent les mêmes altérations; les lésions du noyau et du nucléole sont variables. Dans les phases initiales de la lésion,

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