‹ Des Plaies Par Armes A Feu Du Larynx Et De La Portion Cervicale De La TrachéeChapitre 10 sur 18 · MARCHE · texte numérisé non relu

MARCHE

La marche est extrêmement variable. Elle est influencée d'abord par l'étendue et l'importance des dégâts, puis par la présence ou l'absence des complications. Certains blessés succombent presque insfantanément lorsque le traumatisme est très considérable, par exemple, lorsqu'un éclat d'obus est venu broyer comme nous l'avons dit plus haut, le conduit aérien avec les parties molles environnantes, ou lorsque un vaisseau important s'est trouvé intéressé. Dans ce dernier cas le malade succombe au milieu de tous les symptômes d'une hémorrhagie foudroyante. D’autres sujets qui n’ont été atteints au niveau du larynx et de la trachée que par une balle morte en sont quittes pour une plaie contuse, une gêne légère de la respiration, un peu de raucité dans la voix. Entre ces deux points extrêmes se trouve naturellement june foule de points intermédiaires. Tel sujet échappe à une mort immédiate mais pour succomber au bout de quelques heures soit à une hémorrhagie que l'on n’a pu arrêter, soit à l’asphyxie sur laquelle nous reviendrons plus loin. D'autres sont emportés par une complication puimonaire, ou bien ils périssent d’épuisement. Lorsque le malade guérit, cette guérison peut être très rapide ou bien au contraire elle se fait pendant très longtemps

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hp attendre, elle est entravée durant de longs jours par une suppuration abondante due aux cartilages nécrosés, à la réparation forcément lente des parties qui ont été détruites soit primitivement par l'accident, soit secondairement par l'inflammation reactionnelle dont nous parlerons aux complications. Si chez certains blessés la restitution adintégrum est parfaite, il n'arrive que trop fréquemment aux autres de guérir avec des infirmités plus ou moins définitives.

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