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pénétrante. L'examen laryngoscopique fait constater une cicatrice vicieuse sur les replis thyro-aryténoïdiens supérieurs, complètement soudés. Il reste, dit le docteur Krishaber, un tout petit orifice à la paroi postérieure de la glotte inter-aryténoïdienne. Quand le malade bouche sa canule, il peut, mais avec une grande difficulté, faire entrer une mince couche d’air dans son larynx. La phonation est complètement abolie; le malade se fait entendre par mussitation ».
Les retrécissements sont très variables comme siège, comme forme et comme degré.
L’aphonie (1) peut être due à la persistance de la fistule, mais aussi à des lésions des cordes vocales, des muscles du larynx, à des soudures des articulations; et souvent ces désordres se combinent entre eux pour rendre en quelque sorte la lésion plus irrémédiable. Le rôle du retrécissement n’a pas besoin d’être indiqué. Disons enfin que si la partie supérieure du larynx (épiglotte, bord supérieur du cartilage thyroïde a été seule atteinte, la voix peut parfaitement se rétablir. Il en sera de même pour une fistule de la trachée, si celle-ci se referme.
On a encore signalé comme complication tardive des crises de dyspnée parfois très intenses et d'une durée variable. On les a expliquées par les hypothèses suivantes : réflexes violents produits par l’hyperesthésie des nerfs laryngés supérieurs, comprimés par la cicatrice; des névrites, une lésion des centres nerveux (dans le cas peut-
Dbordobs CRI XXXIX, -XLINS XLIV-EXLVHS LV LVL: LVIL LVL LE EX EXT, XII.
Petit. D
TRES être où la névrite se serait propagée jusqu'à ces centres.) Enfin, s’il existait concomitamment une plaie du tube digestif, il peut subsister une fistule de l’œsophage plus ou moins gênante pour le sujet qui en est porteur, et sur laquélle nous n’insisterons pas, puisque nous nous sommes bornés dans cette thèse aux blessures du conduit laryngo-trachéal par coups de feu.