COMPLICATIONS
D’après les recherches de M. Grisolle , les complications seraient bien moins fréquentes dans les pneumonies secondaires que dans les pneumonies primitives. Je ne parle pas de la bronchite. Nous avons vu qu’elle est associée intimement à la pneumonie dans un grand | nombre de cas, et que même la majorité des phlegmasies ! pulmonaires consécutives sont des broncho-pneumonies I et non des pneumonies simples.
La pleurésie n’a guère été observée que dans les cas depneumonies consécutives à la phlébite : or, dans ces | cas, comme le dit M. Grisolle, la pleurésie s’était développée plutôt sous l’influence de la maladie primitive que I sous celle de l’affection secondaire. Il est facile, d’après I les données de l’anatomie pathologique et d’après les i différences qui existent entre les phlegmasies primitives | et les phlegmasies secondaires ( pneumonie lobulaire , splénisation), sous le rapport de l’intensité du processus ! inflammatoire , de s’expliquer pourquoi la plèvre est at- ; teinte si rarement dans les pneumonies consécutives.
L’ictère, probablement pour les raisons que je viens d’exposer, et peut-être aussi par suite de l’affaiblissement des sympathies produit par l’état morbide primitif, est une complication très-rare, puisque M. Grisolle n’en mentionne qu’un cas.
Il indique, au contraire, le délire comme une complication assez fréquente des pneumonies secondaires. Le délire existait principalement, comme nous l’avons dit, dans les cas de pneumonie catarrhale épidémique. Une maladie générale produisant une modification organique considérable, une constitution affaiblie par diverses causes, une mobilité nerveuse bien accusée , telles sont les circonstances au milieu desquelles une pneumonie secondaire produira facilement un trouble des facultés intellectuelles.
Rappelons enfin que les pneumonies secondaires peuvent être accompagnées de convulsions chez les enfants.