‹ Des poèmes latins attribués à saint BernardChapitre 15 sur 21 · XXIII. Canticum de laude B. Mariœ, ad sepiem horas · texte numérisé non relu

XXIII. Canticum de laude B. Mariœ, ad sepiem horas

canonicas

M. Gustave Milschsack vient de publier (2), sous le nom de saint Bernard, un cantique de trois cent quatre-vingts vers, dont voici la première strophe :

Gaude, plaude, clara rosa Esto mœsto cara prosa I Salutanti, supplicanti, Te roganti die amanti :

« In Christo te servavero ! »

Ex quo nusquam es, Maria.

Absque trinitate pia Et omni choro sanctorum, Hoc corda movet tuorum, Et me qiii te desidero.

(1) M. l'abbé Ragey; Mariale , p. 21.

(2) hymnietsequentùB. Parsprior, p. IQ?.

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La suite vaut ce début. Elle vaut peut-être moins encore. Il est bien entendu que M. Mitcbsack ne réclame pas de son chef ces détestables vers pour l'illustre abbé de Glairvaux. Ayant trouvé la pièce dans les papiers de Francowitz, il la donne au public telle quelle, avec le titre qu^elle a dans ces papiers. Et Francowitz lui-même ne peut être accusé d'avoir proposé cette outrageante attribution ; il Ta certainement rencontrée dans le manuscrit dont il a pris copie. Nous soupçonnons d'ailleurs que l'auteur véritable de la pièce, quelque moine du xv' siècle, l'a produite lui-même, par défiance de la critique, sous un faux nom. On usa souvent, dès lexv« siècle, de cet artifice.

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