I-es mensurations donnent les résultats suivants
Droit Gauche
Avant-bras à 6 cent, an-dessous do l'épicondylp. . .
— 10 cent. — —
— 15 cent. — —
— 20 cent. — — Bras à 12 cent, au dessus — 21 c. 2.3 c.
En comparant ces mensurations avec celles faites eu octobre 1884 et avril 1885 (voyez p. 94) on note une augmentation de volume de 2 1/2 à 3 cent, de circonférence ,
Malgré cet aspect extérieur qui depnis dix-huit mois a à peine changé, le malade erécule presque tous les mouvements. Quelquesuns sont exécutés mal, difficilement, incomplètement, il est vrai, mais il imprime néanmoins une certaine locomotion aux doigts. Les muscles de l'épaule, du bras, le long supinateur, ont récupéré leur force ainsi que leur volume. Les radiaux sont considérablement améliorés : l'extension dorsale de la main so fait avec la force et l'étendue normale à droite la main atteignant dans ce mouvement l'angle droit. L'extension du poignet est un peu moins complète à gauche. L'extension des phalanges basalos s'obtient jusqu'à un certain degré et mieux à gauche qu'à droite. L'extension des deux dernières phalanges et la flexion des premiers mouvements des interosseux s'exécutent des deux côtés quoique difficilement. Les mouvements d'abduction et d'adduction des doigts (interosseux) sont incomplots à droite, très nets pour le médius gauche, moins nets pour les autres doigts de la main gauche. Retour incomplet des mouvements d'adduction, d'abduction et d'extension de pouce dont la phalange est toujours fléchie. Les seuls mouvements qui manquent à droite sont les mouvements d'opposition du pouce et de flexion de sa première phalange.
A gauche, on note une légère opposition une légère adduction et flexion de la première phalange du pouce et un retour presque complet du long abducteur et des extenseurs du pouce. Aujourd'hui les mouvements d'opposition et de flexion de la première phalange du pouce funt seuls défaut, tous les antres mouvements
s'exécutent plus ou moins bien, aussi le malade avec son atrophie des éminences thénar et hypothénar, sa main simienne, sa grifFedes interosseux, ressemble-t-il aujourd'hui plus que jamais à un atrophique musculaire progressif type Aran Duchenne. N'étaient les antécédents saturnins du malade, le liseré et surtout la marche et l'évolution de cette paralysie atrophique, le diagnostic entre l'atrophie musculaire progressive et la paralysie saturnine serait impossible à faire sur l'aspect extérieur seul des mains. Les mains présentent en efîet l'attitude typique, considérée comme classique et caractéristique de l'atrophie musculaire progressive type Aran Duchenne. Le diagnostic en efïet pour qui n'a pas suivi ce malade est aujourd'hui beaucoup plus difficile qu'il ne Tétait en octobre 1886 où à l'atrophie s'adjoignait une paralysie très prononcée non seulement des petits muscles de la main, mais encore une paralysie saturnine classique des extenseurs.
Le retour de la contractilité électrique des muscles accompagne l'amélioration de la paralysie. Tous les muscles répondent aux courants faradiques, la plupart présentent un minimum d'excitation normale, seule la contratilité faradique est légèrement abaissée dans les extenseurs communs des doigts et les muscles de l'éminence thénar (voy. le tableau p. 95). La contractilité galvanique des muscles s'est également relevée ; des muscles inexcitables aux courants galvaniques, ou excitables seulement avec les plus forts courants répondent aujourd'hui à des courants de moyenne intensité, d'autres répondent aux courants de contraction normale, d'autres encore, chez lesquels la réaction de dégénération était très manifeste, n'en présentent actuellement pas de trace. La réaction de dégénération, comme le montre le tableau suivant, ne se retrouve en elïet que dans les muscles de la main, dans l'éminence thénar, hypothénar et dans les premiers et deuxième interosseux dorsaux reconnaît les derniers vestiges de l'altération si grande de la contractilité galvanique observée en octobre 1884.
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