‹ Des polynévrites en général, et des paralysies et atrophies saturnines en particulier (volume 2)Chapitre 27 sur 39 · II. — Type brachial ou scapulo-huméral. Paralysie du groupe · texte numérisé non relu

II. — Type brachial ou scapulo-huméral. Paralysie du groupe

MUSCULAIRE DuCHENNE-ErB.

Ce type intéresse les muscles deltoïde, biceps^ brachialj^antérieur et long supinateur; le plus souvent il existe en outre une paralysie dessus et sous-épineux, quelquefois du grand pectoral. Dans la paralysie saturnine ce type est rarement isolé ; il accompagne le plus souvent une paralysie des extenseurs des doigts et du poignet. La paralysie du groupe musculaire fonctionnel Duchenne-Erb se rencontre :

1. Dans la paralysie radiculaire supérieure du plexus brachial ou paralysie de Duchenne-Erb, quelle qu'en soit sa cause. Cette paralysie qui intéresse les cinquième et sixième nerfs cervicaux, est d'habitude d'origine traumatique, mais elle peut être spontanée (cas de Lannois) (1), ou d'origine syphilitique (Duchenne, obs. XXTII p. 324), Elle est aujourd'hui assez bien connue en France depuis le travail de M. Secrétan et uu travail qui nous est personnel ^2 , pour que nous n'ayons pas besoin d'y in« sister longuement. Le plus souvent, elle est strictement localisée au groupe fonctionnel précédemment cité. Mois, à la paralysie de ce groupe il peut se joindre une paralysie des radiaux. Cette paralysie s'observe, lorsque le type Duchenne-Erb est le reliquat d'une paralysie totale du plexus brachial ; Duchenne (3) en a rapporté des exemples, et nous avons pu l'observer chez un malade du service de M. Vulpian, dont l'histoire est rapportée par M. Secrétan (4).

2° Dans la paralysie obstétricale, qui n'est dans l'espèce qu'une variété de la paraiysie radiculaire supérieure par compression. La compression s'exerçant par l'intermédiaire de la cuillère du forceps, ou à la suite de certaines manœuvres obstétricales (5).

(1) IjANiNOIs. Contribution à l'étude des paralysiei spontanées du plexus brachial. Revue de médecine, 1881, p. 988.

(2) A. Klumpke. Contribution à rétude des paralysies radiculaires du plexus brachial R,evue de médei-iiie, 1885, p. 591.

(3) Duchenne (de Boulogne). Electrisat\on localisée, 3e édit. Obs. XXII, D. 320, obs. XXXIV, p. 342,

(4) Secrétan. Contribution à l étude des paralysies radiculaires du plexus brachial. Th. de Paris, 1885, obs. XXVI, p. 40.

(5) Duchenne (de Boulogne). Loc, cit., 3«édit. Obs, XLI, p. 358.

3. Dans /«paralysie infantile, cette localisation n'est pas exceptionnelle. Duclienne (1), Rem^ik (2), Duclienne de Boulogne iils (3) en ont publié des exemples. Elle s'observe beaucoup plus souvent que la localisation antibruchiale, nous-mêrae avons eu l'occasion d'observer le cas suivant :

Observation XXXV (personnelle).

Paralysie infaiilile. — Paralysie et atrophie des deltoïde, bicep», bi-achial antérieur et long supinateur. — Adipose sous-cutanée. — Troubles de la coutractilité électrique.

La nommée Louise M.., âgée de Sans, est amenée en juillet 1885 à la policlinique du jeudi, de M. le professeur Yulpian. L'enfant se présente avec une atrophie des muscles deltoïde, biceps et long supinateur.

A l'âge de 18 mois, sans cause appréciable, l'enfant fut prise de fièvre vive, et le 3° jour on s'aperçut de la paralysie du membre supérieur gauche et du membre inférieur du même côté. Les mouvements sont vite revenus dans le membre inférieur, ainsi que dans la main, mais les mouvements de l'épaule sont toujours restés défectueux. A partir de cette époque, le muscles paralysés n'ont pas cessé de s'atrophier.

Etat actuel. — Le bras gauche est eu adduction et en rotation en dehors, il pend inerte le long du corps. La petite malade ne peut ni élever le bras, ni fléchir l'avant-bras sur le bras. Le relief deltoïdien a disparu. 11 existe une différence de 3 centimètres entre la circonférence des deux bras. Une adipose sous-cu'anée très prononcée marque encore V atrophie. Gracilité du membre supérieur gauche. Aholitioii de la contractilité faradique des muscles deltoïdes, biceps, brachial antérieur et long supinateur. Par l'excitation du point d'Erb, on n'obtientla contraction d'aucun de ces muscles. Aux courants galvaniques, le biceps, les faisceaux antérieurs du deltoïde et le long supinateur se contractent avec de forts courants. L'enfant vient assez régulièrement se faire électriser. Au mois de janvier 1886, en tombant de sa hauteur, l'enfant se fracture Vhumérus gauche. La consolidation est longue et lente à se faire. L'atrophie est à peu près toujours aussi accusée qu'il y a un au.

(1) DuCHENNE (de Boulogne). Loc. cit., obs. LI, p. 389.

(2) Remak. Loc. cit., 1879, obs. 1, p. 531.

(3) DuCHENNE (de Boulogne) ûls. Loc. cit., obs. VI, VU, IX, XI.

4. Dans la syringo-myélie elle est 6xccptioniielle(Schiiltze)(l).

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