‹ Des polynévrites en général, et des paralysies et atrophies saturnines en particulier (volume 2)Chapitre 29 sur 39 · MENSURATIONS · texte numérisé non relu

MENSURATIONS

Bras à 5 cent, au-dessus de l'épiendyle

— 10 cent. — —

Avant-bras à 5 cent, au-dessus de l'apophyse styloïde

du radius 15 c.

Main droite. — La main présente l'aspect caractéristique de l'atrophie des interosseux et des petits muscles de la main. La main est simienne, aplatie, les saillies des émiuences thénar et hjpothénar sont effacées. Il existe en outre une certaine griiïe. Les premières phalanges sont en hyperextension dorsale, les deux dernières phalanges en flexion légère. La peau de toute la main est lisse, luisante, cyanosée et froide, les ongles sont incurvés, striés lougitudinalement et semblent croîtreplus vite. La pulpe des doigts est atrophiée, les articulations ne sont pas souples, les mouvements passifs sont limités par suite d'ankyloses fibreuses. La main présente en un mot tous les caractères des traumatismes graves.

Mouvements actifs. — Le malade peut élever son bras jusqu'à rhorizontale,mais non au delà, ce qui tient peut-être plus aux raideurs articulaires, qu'à l'impotence musculaire véritable. Il peut étendre et fléchir l'avant-bras sur le bras, et fléchir la main sur l'avant-bras. L'extension de la main s'exécute plus ditficilement, et ne dépasse guère la ligne horizontale. Les mouvements d'extension et de flexion des doigts sont limités (parésie des fléchisseurs et extenseurs et raideurs articulaires).

Le malade peut étendre et fléchir la 3« phalange du pouce, il peut exécuter un léger mouvement d'adduction, mais le moindre mouvement d'opposition est impossible. Il en est de même des monvements d'abduction et d'adduction des doigts.

La sensibilité est normale sur tout le membre supérieur, à la piqûre, à la douleur, au contact, à la température.

Pas de douleurs irradiées, pas de douleurs à la pression des apo=

physes épineuses dans la colonne cervico-dorsale, pas de douleurs en ceinture, ni au niveau du creux sus-claviculaire ou axillaire. Dans le creux sus-claviculaire gauche, on trouve une chaîne ganglionnaire dure, augmentée de volume, non douloureuse à la pression. Au sommet du creux axillaire droit, on constate également un ganglion dur, non mobile, non douloureux. Dans l'examen des poumons, de l'œsophage, de l'estomac, on ne trouve pas la raison d'être de cette adénopathie ganglionnaire.

Pas de phénomènes oculo-pupillaires. Kien du côté des membres inférieurs ni des sphincters.

Examen électrique. — Courants faradiques. Appareil à chariot de Dubois-Reymond.

Minimum d'excitation égal à 9 centim. et demi d'écartement des bobines.

Membre supérieur droit.

Main.

Adducteur du pouce 6 centim.

Court abducteur, court fljchisseur

du pouce 0 centim.

Court fléchisseur 0 centim.

Interosseux 0 centim.

Avant-l)'as.

Groupe cubital et fléchisseurs 0 centim.

Extenseurs des doigts et du pouce. 7 — Long abducteur du pouce, long su-

pinateur 7 centim.

Biceps 5 c. d'écartement.

Triceps 7 —

Deltoïde 0 —

Grand pectoral 1 —

Trapèze 0 —

L'électrisation du point d'Erb donne à 4 cent, la contraction du biceps et du long supinateur. On n'obtient pas de contraction du deltoïde même avec les plus forts courants. Par l'excitation du radial dans l'aisselle, on obtient la contraction des muscles extenseurs à 5 cent. La contraction du cubital et du médian ne peut être obtenue même avec les plus forts courants.

Courants galvaniques. — Diminution de la contractilité galvanique dans les muscles du bras et de l'avant-bras, sans réaction de dégéûération ; à 18 éléments 5 milliampères. N. FC. > PFC. Abo-

lition de la contractilité galvanique, dans tous les petits muscles de la main.

Excitation du radial du coude N FC > PFC à 26 él. et 20 milliampères.

Observation XLI.

(Observation résumée de M. Dubois) (1).

Paralysie du plexus brachial à début apoplectique intéressant le radialet le cubital, avec parésie du médian et du circonflexe. — Troui)les sensitifs. — Réaction de dégéuération, perte de la contractilité faradique dans le radial et le cubital.

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