‹ Des polynévrites en général, et des paralysies et atrophies saturnines en particulier (volume 2)Chapitre 9 sur 39 · I. — FORMES LOCALISEES · texte numérisé non relu

I. — FORMES LOCALISEES

Les modalités cliniques de la polynévrite localisée, peuvent être extrêmement multiples et variées. Cette dernière peut, en effet, se localiser à un membre, à un segment de membre, à un ou plusieurs troncs nerveux, ou à un groupe musculaire indépendamment de son innervation périphérique.

Elle relève, dans ces cas, des mêmes causes étiologiques que la polynévrite généralisée; comme cette dernière, elle peut être d'origine toxique ou infectieuse, comme elle, la forme localisée peut survenir dans le cours ou la convalescence de maladies aiguës; comme elle enfin, elle peut survenir spontanément ou à l'occasion d'un refroidissement, d'un surmenage, plus rarement d'un traumatisme. Ces paralysies localisées peuvent être localisées d'emblée, ou n'être que le reliquat d'une polynévrite généralisée et en voie de guérison.

La symptomatologie de ces formes localisées ne nous arrêtera pas longtemps. Nous aurons Toccasion de les étudier assez longuement, à propos des paralysies saturnines, pour ne pas avoir besoin d'y insister ici. Les symptômes sont, en effet, ceux des lésions nerveuses périphériques. La paralysie est flasque, elle affecte une prédilection pour les extenseurs des mains et des pieds, elle s'accompagne d'atrophie musculaire, de troubles de la contractilitô électrique, de réaction de dégénération. Elle peut s'accompagner de troubles sensitifs ; engourdissements, paresthésies; de douleurs vives, soit spontanées, paroxystiques, soit à la pression des nerfs ou des masses musculaires; d'anesthésies, soit disséminées, soit localisées à la zone de distribution des nerfs périphériques. Elle peut s'accompagner de troubles trophiques de la peau, des ongles, d'adipose sous-cutanée.

A propos de la séméiologie et de la valeur diagnostique, des différentes localisations musculaires saturnines, nous signalerons des exemples :

De paralysies des nerfs cubital, radial, sciatique poplité externe, survenant dans le cours ou la convalescence de la fièvre typhoïde, du rhumatisme, de la tuberculose, de la syphilis, ou de la goutte.

De formes cliniques à type antibrachial, scapulo-huméral, péronier ou Aran-Duchenne, relevant de névrites infectieuses, toxiques ou traumatiques.

De début quelquefois apoplectique, de certaines névrites « spontanées » de cause indéterminée, tel que le cas de névrite du plexus brachial rapporté par AI. Dubois , tel encore le bel exemple que nous avons pu observer dans le service de M. Dejerine à Bicètre (Obs. XL),

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